Euro 2016: entre sécurité et grèves, l'organisation sous pression

10 villes accueilleront les matches de l'Euro 2016, placé sous haute surveillance. - Jeff Pachoud - AFP
Certains politiques demandaient son annulation, mais il aura bien lieu. Le 10 juin sera donné au Stade de France le coup d'envoi de l'Euro 2016 de football qui couronne la meilleure équipe nationale européenne tous les quatre ans. Après les attentats de janvier et novembre 2015, la France se prépare à l'échéance non sans inquiétude.
>> La question de la sécurité dans les stades et dans les fan-zones
Sept mois après une attaque terroriste contre le Stade de France, comment assurer la sécurité des enceintes qui accueilleront les matches, que ce soit à Paris, Nice ou Marseille? Selon la société SAS Euro 2016, qui organise l'événement, un surcoût de 15% est à prévoir. Ainsi, 900 agents de sécurité seront affectés à la sécurité de chaque match de la compétition. Les équipes nationales recevront quant à elle la protection permanente de membres du GIGN et du RAID.
Aux abords des stades, le système de filtrage devrait être renforcé pour empêcher toute intrusion. Un mécanisme de double sas, testé pendant le France-Irlande du Tournoi des VI Nations avait fait ses preuves, même si l'accès au stade avait été fortement ralenti pour les spectateurs. Outre ces mesures, cinq matches à risque verront leur sécurité renforcée, en plus de ceux de l'équipe de France.
En mars, Jacques Lambert, président de l'Euro 2016, avait également évoqué l'usage de drones pour survoler la foule et détecter d'éventuels comportements suspects. A Nice, près du stade comme près des fan-zones, des caméras qui analysent les visages ont aussi été déployées.
>> La gestion des transports
Certains stades sont difficilement accessibles en transports en commun, posant le premier risque d'un engorgement des réseaux ferrés. En vue de la compétition, la SNCF a annoncé la mise en place de 1.100 TGV "UEFA Euro 2016" et l'emploi de 3.000 "volontaires" spécialement affectés à l'information des supporters.
Problème: certains syndicats de la SNCF menacent de bloquer le réseau pendant la compétition si leurs revendications ne sont pas entendues. Alors que se négocient cette semaine de nouvelles conditions de travail pour les cheminots, le secrétaire général de l'Unsa-Cheminots, Roger Dillenseger, a déclaré que l'idée d'un blocage n'était "pas écartée" en cas d'échec de ces négociations, ce qui pourrait paralyser l'acheminement des spectateurs vers certains stades.












