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Eli Wallach, le "truand" de Sergio Leone, est mort

BFM A. D. avec AFP
Eli Wallach dans "Le Bon, la Brute et le Truand"

Eli Wallach dans "Le Bon, la Brute et le Truand" - -

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Eli Wallach était devenu célèbre mondialement grâce à son rôle dans "Le Bon, La Brute et Le Truand". Plus récemment, il avait tourné dans des films d'Oliver Stone et de Roman Polanski.

L'acteur américain Eli Wallach, connu notamment pour avoir incarné le truand dans le western Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone, est décédé mardi à l'âge de 98 ans, a rapporté le New York Times en citant sa fille Katherine.

Les dernières apparitions de ce géant d'Hollywood remontaient à 2010 dans les films d'Oliver Stone Wall Street: l'argent ne dort jamais et The Ghost Writer de Roman Polanski. Eli Wallach apparaît au générique de quelque 80 films. Il avait reçu en 2010 un Oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière, qui s'est prolongée plus de 60 ans.

L'académie avait à cette occasion salué un acteur "caméléon, capable de se glisser sans effort dans la peau d'un large éventail de personnages".

Plusieurs grands "classiques" du cinéma

Né à Brooklyn, Eli Wallach avait débuté sa carrière d'acteur par le théâtre avant d'entrer en 1948 dans la prestigieuse Actors Studio. A quarante ans passés, il avait fait des débuts remarqués au cinéma en 1956 dans Baby Doll, sous la direction d'Elia Kazan. En 1960, il avait tourné dans un autre classique du cinéma, Les sept mercenaires, signé John Sturges, puis dans The Misfits (Les désaxés) de John Huston, avec Clark Gable et Marilyn Monroe en 1961, ou encore Lord Jim de Richard Brooks en 1965.

Mais c'est sans nul doute son rôle de Tuco, un criminel dont la tête est mise à prix et complice hirsute et volubile de Blondin (Clint Eastwood) dans Le bon, la brute et le truand (de Sergio Leone) qui l'avait révélé au monde entier. Le film se déroule en pleine guerre de Sécession. Trois bandits (Eastwood - le bon, Wallach - le truand - et Lee Van Cleef - la brute) se préocupent surtout de s'approprier un chargement d'or caché.

L'incarnation du western-spaghetti

Entre les trois lascars, tous les coups bas sont permis. Sorti en 1966, Le bon, la brute et le truand est le dernier volet de la trilogie du réalisateur italien Sergio Leone, qui avait déjà réuni Eastwood et Van Cleef dans Et pour quelques dollars de plus (1965) et auparavant Clint Eastwood et Gian Maria Volonte dans Pour une poignée de dollars (1964).

Le bon, la brute et la truand est devenu non seulement l'un des westerns les plus connus au cinéma mais il reste considéré comme l'incarnation du western-spaghetti. De ce film mythique, seuls Clint Eastwood et Ennio Morricone, qui en a signé la musique, sont encore vivants, a rappelé sur Twitter le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob.

Marié, Eli Wallach avait trois enfants.