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"Ségrégation sociale dans les collèges": Najat Vallaud-Belkacem répond à Thomas Piketty

BFM M.L.
Najat Vallaud-Belkacem défend le bilan du gouvernement en matière de mixité sociale au collège

Najat Vallaud-Belkacem défend le bilan du gouvernement en matière de mixité sociale au collège - Miguel Medina - AFP

Après les critiques de Thomas Piketty sur l'action de l'Education nationale en matière de mixité sociale, la ministre lui répond. Najat-Vallaud Belkacem défend le bilan du gouvernement.

L'économiste Thomas Piketty dénonçait le "flou" autour de la réduction de la ségrégation sociale dans les collèges. Najat Vallaud-Belkacem lui répond ce mercredi dans Le Monde. La ministre de l'Education nationale demande d'arrêter "les leçons". 

Thomas Piketty dénonçait la ségrégation sociale qui "atteint des sommets inacceptables" dans les collèges, "notamment à Paris". La ministre dénonce elle aussi un système scolaire "inégalitaire et ségrégé" exacerbé dans la capitale.

L'habitat ne favorise pas la mixité sociale

Le chercheur assurait que sur "les 85.000 élèves dans les collèges à Paris, 16% viennent de milieux socialement défavorisés". Mais la répartition de ces élèves dans les établissements n'est pas égalitaire. Il soumet l'idée de faire entrer dans les collèges privés "une procédure commune d'affectation des élèves".

D'autant plus que la "ségrégation scolaire découle de la ségrégation résidentielle", poursuit Thomas Piketty. Le lieu de résidence détermine en effet le collège d'affectation.

Au Monde, Najat Vallaud-Belkacem concède qu'il y a bien une "responsabilité du privé, de l'éducation nationale et de la politique de l'habitat". 

Des secteurs multi-collèges en 2017 à Paris

En réponse à Thomas Piketty et pour défendre son bilan, la ministre assure que la question de la mixité sociale était "au coeur de la loi de refondation de l'école de 2013". Najat Vallaud-Belkacem estime que les "décisions imposées" ne feront pas progresser la mixité. Il faut au contraire mobiliser "les acteurs de terrain".

Elle assure que l'enseignement privé est "associé à la démarche (...) engagée". La ministre revient notamment sur le test, "dans 25 départements" de secteurs multi-collèges où plusieurs établissements sont intégrés dans un secteur. "Une dizaine devraient être opérationnels à la rentrée 2017 à Paris", assure la ministre.