Le monument aux morts de l’École normale supérieure dégradé

- - L'ENS a été occupée dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 mai 2018. - AFP
Des graffitis et des tags dans les couloirs et sur le monument aux morts de l’École normale supérieure (ENS) ont suscité une vague d’indignation ce jeudi, notamment parmi la classe politique.
L’un des établissements les plus prestigieux et les plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, situé 45 rue d'Ulm, a fermé ses portes jeudi matin après avoir été occupé dans la nuit de mercredi à jeudi par des opposants aux nouvelles conditions d’accès à l’université, facteurs selon eux de sélection.
Des dégâts importants ont été commis, selon le communiqué de l'établissement, créé sous la révolution et installé en plein Quartier latin: "tags", notamment sur le monument aux morts, "destruction d'équipements de sécurité, salles de cours forcées et squattées".
Des dégradations qu’ont pu constater des professeurs et des élèves de Normale Sup' peu avant la fermeture de l’école jeudi matin.
"À nos morts tués par votre police", peut-on lire sur la liste des Normaliens morts à la guerre.
La secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a vivement réagi sur Twitter. "Le monument aux morts de l'ENS a été souillé cette nuit. La mémoire de ces anciens élèves, femmes et hommes, qui ont le courage de s'engager dans la Résistance et de donner leurs vies pour la liberté ne méritait pas autant de bêtise et d'ignorance."
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, s’est dit "scandalisé par la dégradation", estimant que "si des élèves de l'École ont commis cet acte odieux, ils devront être renvoyés".
Les députés de La République en marche Aurore Bergé et Gabriel Attal ont eux aussi dénoncé ces dégradations, regrettant que "la mémoire des morts pour la France" soit "souillée".
L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a quant à lui regretté qu’on "souille la mémoire de ceux que la guerre a tués". "Nier la guerre ou faire la guerre c’est la même gravité."











