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Coût de la rentrée étudiante : +50% en 10 ans

BFM La rédaction, avec Céline Martelet
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Une hausse de 50% en 10 ans : en exclusivité, RMC et BFMTV vous dévoilent le coût de la rentrée étudiante cette année. La Fédération d’associations d’étudiants dévoilera ses chiffres ce lundi dans la journée.

La Fage, la Fédération d’associations d’étudiants, va révéler ce lundi son indicateur du coût de la rentrée pour les étudiants. En avant-première, RMC et BFMTV vous révèle ces chiffres. Sans surprise, le coût augmente : un étudiant va devoir dépenser au mois de septembre 2 434 euros pour ses frais d'inscriptions, sa cotisation à la sécurité sociale mais aussi son logement. C'est une hausse de 2,6 % par rapport à l'an dernier, mais c’est surtout 50% de plus qu'il y a 10 ans, alors que l'inflation sur la même période est de 17%. Principale cause : l'explosion du coût du logement, qui a pris 63% depuis 2003.

« De plus en plus d’aides d’urgence »

Des chiffres inquiétants, qui poussent de plus en plus d’étudiants à renoncer à leurs études faute d’argent, selon la Fage. « On a une situation difficile pour un certain nombre d’étudiants – pas tous, mais de plus en plus – qui privilégient leur job étudiant à leurs études alors qu’initialement, il est là pour financer les études, raconte ainsi le président de la fédération, Philippe Loup. D’autres choisissent de moins s’alimenter, d’autres font l’impasse sur leur santé. De plus en plus d’étudiants demandent des aides d’urgence auprès du CROUS ».

De l’argent de poche à 26 ans

La Fage demande au gouvernement la mise en place d'une Aide Globale d'Indépendance qui regrouperait bourse et aide au logement, une aide plus juste qui n'exclurait pas les étudiants dont les revenus des parents dépassent de peu le seuil pour l'obtention d'une bourse. Car pour poursuivre leurs cours, de nombreux étudiants font aujourd'hui le choix de rester chez leurs parents.
Une nécessité « pesante », pour Julien, 26 ans, étudiant en pharmacie à Nancy. Sans bourse, trop pris par ses cours pour travailler, il vit aujourd’hui avec "papa-maman". « A l’âge auquel j’arrive, avoue-t-il, il faudrait que ça se termine, je ne pourrai pas continuer sur ce modèle-là ». Et toutes les astuces sont bonnes pour ne pas trop dépenser : « J’essaye de rester manger chez mes parents pour ne pas que ça me coûte cher en nourriture. Ils me donnent aussi 200 euros à peu près pour ce qui est vêtements et les quelques fois où je dois manger en dehors, les transports, etc. Je suis encore sur le modèle de l’argent de poche ».