Dijon: le viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes relaxé en appel

Emmanuel Giboulot, viticulteur bio - BFMTV
Un viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes, condamné en première instance à une amende, a été relaxé en appel à Dijon jeudi. "C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte", a déclaré à l'issue du prononcé de l'arrêt de la cour, Emmanuel Giboulot, acclamé par son comité de soutien.
"Il ne s'agit pas de ne rien faire mais d'avoir une action responsable avec la détection et l'arrachage des pieds malades et d'appliquer des traitements uniquement quand il y a véritablement danger, en cernant davantage les zones de traitement", a-t-il précisé.
Lâché par sa profession
Viticulteur féru depuis les années 1970 de biodynamie, qui considère tout domaine agricole comme un organisme vivant, diversifié et autonome, Emmanuel Giboulot avait refusé en 2003 de traiter les dix hectares qu'il exploite en Côte-de-Beaune et Haute-Côte de Nuits. Même à la pyréthrine, un pesticide naturel. La profession, y compris la filière bio, s'était désolidarisée du vigneron.
Apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), la flavescence dorée - maladie véhiculée par un insecte, la cicadelle - touche presque tout le vignoble français, après s'être fortement développée depuis une dizaine d'années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l'arrachage de 11 hectares de vignes en 2012, puis de 0,2 ha en 2013.












