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Des marcheurs entament une procédure de médiation avec la direction de LREM

BFM P.A., avec AFP
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- - VALERY HACHE, AFP/Archives

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Le collectif Régler un "problème de fond" d'absence de démocratie interne que les nouveaux statuts en cours de validation risquent d'aggraver selon le collectif.

"C'est un parti qui a annoncé clairement qu'il serait différent, avec de la démocratie participative, des idées nées de la base et là, c'est une pyramide coupée de sa base, il n'y a plus qu'une tête", s'est indignée mercredi Tiphaine Beaulieu, présidente de la Confédération des marcheurs de la République, association issue du collectif des Marcheurs en colère créé mi-mai.

La direction du parti ne propose qu'une "médiation" par email

Lors d'une conférence de presse, elle a regretté que la direction du parti n'ait pour l'instant proposé qu'"une médiation par mail". "A En Marche, vous avez un problème technique, il y a un mail tech@en-marche.fr, besoin d'aide, un mail aide@en-marche.fr, un problème avec un voisin, voisin@en-marche.fr", a-t-elle ironisé.

A l'issue de la conférence de presse, elle a également exprimé son mécontentement sur Twitter: 

Concrètement, l'association a pris contact avec un organisme externe et professionnel de médiation à l'amiable. "Une lettre doit être envoyée à En Marche dans la semaine. Après, ils ont quinze jours pour répondre, sinon, on part au contentieux", a-t-elle détaillé. 

534 témoignages de "dérive" émanant du terrain

Au total, a-t-elle précisé, la confédération dispose de "534 témoignages" de "dérive" émanant du terrain. Elle cite des "conflits d'intérêt", des "jeux corporatistes", le cas d'"un candidat à la députation qu'on n'a jamais vu, qui ne connaît pas les enjeux territoriaux et dont la suppléante est une amie de sa femme". 

Dans ce contexte, l'association souhaite rediscuter les statuts qui sont actuellement en cours de validation par les adhérents et en vertu desquels ces derniers confèrent le pouvoir de décision à un conseil d'une trentaine de personnes. Ce conseil doit être composé pour un quart de militants tirés au sort et aux trois quarts de personnalités nommées.

Mardi, le tribunal administratif de Créteil a validé ce mardi après-midi le vote sur les nouveaux statuts de La République en marche, contestés par une trentaine de militants, regroupé dans le collectif la Démocratie en Marche. Ils réclamaient l'annulation du vote des adhérents sur le texte, qui a eu lieu du 23 au 30 juillet, arguant que le parti n'avait pas respecté un délai d'un mois entre la convocation des adhérents et le scrutin. Mais dénonçaient principalement le manque de démocratie au sein du parti.