Début des soldes ce mercredi dans les rayons et sur le net

Préparation des soldes dans une boutique de Beauvois, dans le nord de la France. Les fêtes de fin d'année à peine digérées, les soldes d'hiver commencent mercredi en France dans les boutiques et sur internet, où les clients sont de plus en plus nombreux à - -
PARIS (Reuters) - Les fêtes de fin d'année à peine digérées, les soldes d'hiver commencent mercredi en France dans les boutiques et sur internet, où les clients sont de plus en plus nombreux à rechercher les bonnes affaires.
En cette période de sortie d'une crise qui a grevé le budget des familles, un sondage BVA pour ING Direct et Le Parisien/Aujourd'hui en France souligne mardi que 67% des Français ont l'intention de faire les soldes.
Quitte à s'en mordre les doigts: trois sur dix avouent gérer difficilement leur budget pendant cette période et quatre sur dix concèdent qu'ils peuvent regretter leurs achats.
Plus de 15 millions de cyberacheteurs sont aussi attendus sur la toile pour l'occasion.
Dans la plupart des départements, les soldes d'hiver débutent officiellement ce 12 janvier à 08h00 du matin pour s'achever le mardi 15 février. A quelques exceptions près dans l'Outre-mer et six départements de la métropole.
Dans la Meuse, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges, les soldes ont commencé le 3 janvier, deux jours plus tard dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, arpenteront mercredi matin les rayons des grands magasins parisiens en signe de soutien à une consommation indispensable à la bonne santé de l'économie.
Malgré les critiques des commerçants qui l'accusent de semer la confusion dans l'esprit des clients, les deux dirigeants ont maintenu en 2011 les "soldes flottants", dispositif créé en 2009 qui permet une période de promotions complémentaires en plus des deux périodes de soldes d'été et d'hiver.
Un mécanisme soutenu par 71% des consommateurs, selon une enquête de l'Institut français de la mode (IFM) contenue dans un rapport d'octobre 2010 réalisé avec le Crédoc.
Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie note par ailleurs un changement d'appréciation des soldes par les clients ces dernières années.
"NÉCESSITÉ BUDGÉTAIRE"
En 2005, ils représentaient une "fête consumériste" pour 53% des consommateurs et une "nécessité budgétaire" pour 47% d'entre eux. La crise est passée par là et les chiffres sont aujourd'hui inversés : 44% des consommateurs les qualifient de "fête consumériste" et 56% de "nécessité budgétaire".
Pendant les soldes, les commerçants peuvent vendre à perte, chose interdite le reste de l'année, afin d'écouler les invendus. Les articles soldés doivent avoir été payés aux fournisseurs et proposés à la vente depuis au moins un mois.
Les grands magasins parisiens comme les Galeries Lafayette et le Printemps, qui attendent plus de 150.000 visiteurs chacun dès le premier jour, ont préparé l'événement avec soin, de même que la mairie de Paris, première destination touristique mondiale et capitale autoproclamée "du shopping et de la mode".
Tout le mois de janvier, l'opération "Soldes by Paris" propose animations de quartiers et offres promotionnelles pour séduire les visiteurs.
Pour ceux que rebute l'idée de braver la foule pour aller fouiller dans des bacs remplis de tissus froissés, internet est une bonne alternative.
Certains sites affichent depuis quelques jours des articles à prix réduits dont la commande devra être validée après le lancement officiel des soldes.
François Saugier, directeur du pôle mode et sport du site Amazon.fr, attend "des dizaines de millions d'internautes" sur le site spécialisé au départ dans les produits culturels, qui vend depuis quelques mois des chaussures et des vêtements.
"Les soldes sont un rendez-vous très important, c'est notre deuxième plus gros mois de l'année après décembre", a-t-il dit à Reuters.
Il met en avant des réductions allant de moins 30% à moins 70 % et la possibilité de retourner les produits pendant un an. Sans oublier "le luxe de faire tranquillement les soldes chez soi devant un café en évitant la cohue des magasins".
Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse












