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Crédits immobiliers : les faibles taux favorables aux primo-acquérants

BFM Tugdual de Dieuleveult avec C. De Oliveira
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Les taux d'intérêt des crédits immobiliers, accordés aux particuliers par les banques, ont atteint 3,23% en décembre, soit leur plus bas niveau depuis 1945. « Cette baisse devrait permettre aux primo-accédants de réaliser leur projet », explique un agent immobilier.

Emprunter n'a jamais coûté si peu. En atteingnant 3,23% en moyenne en décembre, les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ont atteint leur niveau le plus bas, selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée jeudi.
« En décembre 2012, les taux des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis à 3,23% en moyenne », soit un taux inférieur au précédent record de 3,25% établi en novembre 2010, indique Crédit Logement, l'organe central de garantie des prêts pour le logement.
Pour Crédit Logement, cette configuration des taux est « totalement inédite depuis la Libération » et permet aux établissements de crédit de limiter « la chute d'activité d'un marché particulièrement déprimé ».

« On n’a peut-être pas intérêt à attendre pour acheter »

Pour Jean-Michel Guérin, directeur général du groupe "De Particulier à Particulier", spécialisé dans l'immobilier, il ne faut pas hésiter à emprunter pour réaliser son projet immobilier. « Mon conseil, c’est d’y aller car le taux d’intérêts est à 3%, explique-t-il sur RMC. Les prix vont certainement baisser un peu, beaucoup ça m’étonnerait. On n’a peut-être pas intérêt à attendre pour acheter. Ça ne vaut pas le coup si c’est pour gagner 1% dans la transaction. On est toujours dans un contexte de prix baissier avec des taux qui baissent en même temps. Les acquéreurs ont donc un peu plus la main dans la négociation ».

« Cette baisse devrait permettre aux primo-accédants de réaliser leur projet »

« C’est une bonne nouvelle, estime quant à lui Jean-François Buet, président de la FNAIM, la Fédération nationale des agents immobiliers. « Cette baisse devrait permettre aux primo accédant de réaliser leur projet. Aujourd’hui, c’est difficile d’avoir des conditions de meilleur niveau. C’est un signe pour aider les clients à prendre leur décision et relancer le marché. Si on n’aboutit pas, Ça veut dire que les clients acquéreur ont un autre problème que financier, c’est à dire le fait de croire en l’avenir ou pas ».