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Colline du crack: "il faut ouvrir des centres de désintoxication et non pas des centres d'accueil"

BFM Carole Blanchard
Pierre Liscia, élu du 18e arrondissement de Paris.

Pierre Liscia, élu du 18e arrondissement de Paris. - BFM Paris

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Pour Pierre Liscia, élu d'opposition du 18e arrondissement de Paris, la prochaine ouverture d'un centre d'accueil et de repos sur la colline du crack "n'endiguera pas le phénomène". Il plaide pour une réponse sanitaire avec l'ouverture de centres de désintoxication.

Paris veut ouvrir un centre d'accueil et de repos pour les toxicomanes près de la colline du crack. Comme le révèle BFM Paris ce vendredi, le projet a reçu la validation d'Anne Hidalgo et devrait voir le jour d'ici l'été.

"Ce serait méconnaître la consommation de crack que de penser qu'une salle d'accueil pourra endiguer le phénomène", réagit sur BFM Paris Pierre Liscia, élu d'opposition dans le 18e. Ce dernier s'était notamment rendu en octobre dernier avec Rachida Dati sur la colline du crack

"Les toxicomanes sont des personnes qui sont malades, ce ne sont pas des délinquants, ce ne sont pas des migrants ou des SDF, ce sont des personnes qui sont malades et à un problème sanitaire, il faut une réponse sanitaire", ajoute-t-il. 

"Ouvrir des centres de désintoxication"

Pour lui, la solution proposée par la mairie de Paris ne sera pas efficace. "Il faut ouvrir des centres de désintoxication et non pas des centres d'accueil ou des salles de consommation comme il en existe près de la gare du Nord", poursuit Pierre Liscia. 

La mairie de Paris justifie de son côté cette mesure du fait de l'"urgence à agir". En octobre dernier, Anne Hidalgo avait annoncé le déblocage d'un million d'euros pour la prise en charge des toxicomanes. La maire de Paris appelait aussi le gouvernement à accompagner la capitale, plaidant pour "un plan anti-drogues au niveau national".