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Colère des proches de la patiente décédée à Lariboisière: "elle aurait pu être sauvée"

BFM Nicolas Flon, Cédric Adam avec Carole Blanchard
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Selon un premier rapport d'autopsie, la patiente retrouvée morte aux urgences de l'hôpital Lariboisière est décédée d'un oedème pulmonaire. Sa famille, par la voix de son beau-frère exprime sa colère et réclame justice.

Micheline Myrtil a succombé à un oedème pulmonaire. C'est ce que révèle le premier rapport d'autopsie, un mois après le décès de cette patiente, retrouvée morte au sein des urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris. Micheline Myrtil, 55 ans, avait été retrouvée morte sur un brancard, après 12 heures passées aux urgences.

Les premières réponses du rapport d'autopsie ne font qu'accentuer la colère de ses proches.

"Si elle avait été prise en charge en temps et en heure, au lieu de rester 12 heures sans être vue par un médecin, elle aurait pu être sauvée", déplore Patrick Rosillet, son beau-frère. 

"Un manque de sérieux" de l'hôpital pour la famille

Une enquête interne menée par l'APHP et l'Agence régionale de santé a reconnu une "série de dysfonctionnements" notamment la "surveillance" défaillante de la patiente, son "identification" erronée ainsi qu'un "délai de prise en charge très important", sur fond de sous-effectif. Ces arguments ne convainquent pas la famille. 

"Ce que j'ai appris m'a choqué. Je constate qu'elle aurait pu être sauvée. On a l'impression que l'APHP se cache derrière le manque de moyens alors que ce qu'on voit, c'est pas un manque de moyens qui a fait que ma belle-soeur est décédée, ça relève plutôt d'un manque de sérieux", poursuit Patrick Rosillet. 

L'avocat de la famille insiste aussi sur "un manque de rigueur" dans le traitement du cas de Micheline Myrtil. "J'attends que l'hôpital reconnaisse ses fautes, mes clients attendent que l'hôpital reconnaisse ses fautes", martèle Me Eddy Arneton.

La famille de la patiente réclame justice et a porté plainte pour "homicide involontaire" et "non assistance en personne en danger".