Canicule: le pic d'ozone en Ile-de-France plus fort qu'en juillet 2018

Le périphérique parisien lors de l'épisode de pollution de juillet 2018 - Gérard Julien - AFP
La canicule qui a frappé la France cette semaine a coïncidé avec un pic de pollution à l'ozone mercredi en région parisienne. Un pic plus élevé que lors de l'épisode de pollution de la fin juillet 2018, a annoncé Airparif, l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France.
La concentration en ozone, qui se forme par une réaction photochimique des polluants - essentiellement issus du trafic routier sous l'action des rayons du soleil - a grimpé mercredi à "251 µg/m3 sur plus de 100 km² en Île-de-France", précise Airparif.

"Lors de l'épisode de pollution de la fin juillet 2018, le niveau le plus élevé était de 238 µg/m 3 en moyenne sur une heure le jeudi 26 juillet", rappelle Airparif.
Pendant la canicule de 2003, le 8 août, un pic d'ozone avait été atteint avec 282 µg/m3 dans la forêt de Rambouillet et sur la station des Ulis (91). "Les observations les plus hautes pour l’Île-de-France ont été atteintes le 12 juillet 1994 avec une valeur horaire record en zone rurale de 357 μg/m3", précise Airparif.
Le seuil de protection de la santé quant à la pollution à l'ozone est placé à un maximum journalier de 120 µg/m3 en moyenne sur 8h, de 180µg/m3 sur une heure.
Augmentation de la pollution à l'ozone
La circulation différenciée a été mise en place de mardi à jeudi pour Paris et sa petite couronne. Seuls les véhicules munis d'une vignette Crit'Air de classe 0, 1 et 2 étaient autorisés à circuler, mais l'interdiction de rouler pour les véhicules les plus polluants n'est pas toujours respectée.
Airparif s'inquiète de voir que "l'ozone est le seul polluant pour lequel les tendances annuelles ne montrent pas d'amélioration mais sont au contraire en augmentation", et qu'avec le réchauffement climatique, "l'ozone estival pourrait poser une menace sérieuse pour la santé humaine, l'agriculture et les écosystèmes naturels en Europe".
L'ozone peut provoquer des irritations oculaires, des maux de tête et des difficultés respiratoires.












