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Atteintes aux biens : les pré-plaintes en ligne généralisées

BFM Claire Béziau, avec Yann Abback et Mathieu Moulin.
Depuis ce lundi, il est possible de pré porter plainte sur Internet.

Depuis ce lundi, il est possible de pré porter plainte sur Internet. - -

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Ce lundi, les pré-plaintes sur Internet se généralisent pour être étendues à toute la France le 4 mars. Avantage pour les plaignants comme Marie, une procédure « rapide » et côté commissariats, une « meilleure organisation ».

Jusqu’à ce lundi, au désagrément de s’être fait voler son portable ou cambrioler s’ajoutait celui de faire la queue au commissariat pour déposer plainte. Désormais, les pré-plaintes sur Internet vont être généralisées. Déjà testé depuis mars 2012 dans certains départements (Haute-Garonne, Bas-Rhin) et dans certains commissariats des Hauts-de-Seine et du 15ème arrondissement de Paris, le dispositif s’étend à tous les départements de l'Ouest et dans la majeure partie de l'Ile-de-France (92-77-91-95-78 et une partie de Paris).
Ces pré-plaintes en ligne concernent toutes les atteintes aux biens, du moment que leur auteur est inconnu. En revanche, le dispositif ne s’applique pas aux délits plus graves (violences contre les personnes, appels téléphoniques malveillants,...).

« J’en ai eu pour dix minutes »

Pour porter plainte sur Internet, la victime se connecte sur www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr et remplit un formulaire. Dans les vingt-quatre heures, le commissariat appelle pour fixer un rendez-vous pour relire et signer le procès-verbal. Marie, qui a été cambriolée pendant ses vacances, se dit « très satisfaite » du système : « Je n’avais pas envie d’attendre plusieurs heures au commissariat. Une fois que j’ai trouvé le site, ç’a été très rapide, j’en ai eu pour dix minutes : nom, prénom, choses dérobées ». Quelques heures plus tard, Marie a reçu un appel du commissariat pour qu'elle vienne valider sa plainte auprès de Yéléna Bely, gardienne de la paix. Il a suffit de dix autres minutes pour que la personne relise ses déclarations, les valide, signe et reparte avec un exemplaire de sa plainte.

Une adaptation du personnel

De leur côté, les policiers y trouvent un avantage en terme d’organisation. Pour Nicolas Duquennel, commissaire dans le 15e arrondissement de Paris : « ça nous permet d’organiser au mieux notre service, parce qu’on sait le nombre de victimes qui vont se présenter au commissariat. Ça nous permet d’adapter notre personnel en conséquence ».
Le déploiement dans l'extrême Sud (autour de Marseille) et le Sud-Ouest (ainsi que le 94 et un autre district de Paris) est prévu pour le 4 février prochain.Enfin, le Nord, l'Est et le Sud-Est (autour de Lyon) ainsi que le 93 et le dernier district de Paris devraient être servis à partir du 4 mars 2013.