Algérien mort à Roissy: "On se pose des questions"

Houari, le neveu de la victime, ne croit pas à une mort naturelle. - BFMTV
Abdelhak Goradia avait 51 ans. Jeudi soir, il est mort étouffé dans son vomi dans un fourgon policier, alors qu'une escorte conduisait cet Algérien à l'aéroport de Roissy, en vue de l'expulser. Mais ses proches s'interrogent: sa mort est-elle réellement naturelle?
Houari, neveu d'Adelhak, raconte à BFMTV sa venue à la morgue pour identifier son oncle. Il découvre sous le drap mortuaire un visage tuméfié. "Il avait des contusions, des bosses sur la tête, avec un petit creux au niveau du crâne. On se pose des questions, on aimerait bien savoir ce qu'il s'est passé..."
L'hypothèse d'un passage à tabac?
Le jeune homme décrit un oncle "en bonne santé, pas malade". "Sa mort n'a pas pu arriver comme ça", estime-t-il. A-t-il été passé à tabac dans la fourgonnette policière? C'est ce que pensent certains proches d'Abdelhak, qui ont eu au téléphone le père de famille quelques minutes avant qu''il ne rentre dans le véhicule des forces de l'ordre.
"Ce qui est bizarre, c'est qu'il nous a dit qu'on venait le chercher au centre de rétention pour l'amener à l'infirmerie, mais qu'il n'avait pas confiance. Donc on lui a conseillé d'appeler un avocat tout de suite, ce qu'il a fait. Ensuite, son téléphone est resté éteint jusqu'au lendemain, quand on a appris sa mort."
Zones d'ombre
Des zones d'ombre que le ministère de l'Intérieur assure vouloir rendre transparentes, alors qu'Alger a réclamé dimanche des "informations officielles et précises". Une enquête a été confié au parquet de Bobigny pour homicide involontaire, et la "police des polices" s'est rendue sur place une heure après le drame.












