50 cellules dégradées après un soulèvement dans la prison d'Aiton

La prison d'Aiton, en octobre 2015 - AFP
Les forces de l'ordre ont réussi à ramener le calme dans la prison d'Aiton en Savoie dimanche soir et tous les détenus ont rejoint leurs cellules après un début de soulèvement qui aura duré plusieurs heures, selon la préfecture.
Il y a un blessé léger et 50 cellules sont désormais hors d'usage, précise de son côté le procureur d'Albertville, Jean-Pascal Violet, qui a ouvert une enquête pour destruction par incendie.
Une trentaine de détenus avaient déclenché dans l’après-midi un incendie depuis une salle d'activité qu'ils occupaient à un étage du bâtiment en "mettant le feu à des matelas", selon le parquet.
Aiton déjà touché par des incidents
Le centre de détention d'Aiton "compte 200 places et n'est pas affecté par la surpopulation", rappelle le ministère. Pourtant, le 7 septembre dernier, des incidents avaient déjà éclaté au sein du centre quand neuf détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade.
Le 25 septembre, dans un département voisin, à Valence, des détenus du centre pénitentiaire avaient également refusé de regagner leurs cellules pendant quelques heures, après avoir dérobé un jeu de clefs à un gardien et tenté de mettre le feu à des matelas.
Face à la multiplication de ces incidents, le Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS) estime dans un communiqué que "les détenus ne sont pas dupes et ont bien conscience que le manque d'effectifs leur est favorable pour imposer leur loi".












