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1er-Mai: comment les services d'ordre des syndicats luttent contre la violence dans les cortèges

BFM Matthias Tesson, Laurine Velay, Pierre-Emmanuel Becet avec Liv Audigane
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Afin de conserver le message initial de la Fête du Travail, les services d'ordre des syndicats sont au rendez-vous afin d'éviter des infiltrations par les casseurs en ce 1er-Mai.

Eviter à tout prix l'image d'une tête de cortège prise d'assaut par des milliers de casseurs: c'est l'objectif des syndicats pour ce 1er-Mai. Les violences et dégradations de l'année dernière ont laissé leur trace dans les esprits. Ce mercredi, en complément de la sécurité assurée par les autorités, les syndicats ont donc renforcé leurs services d'ordre en espérant pouvoir éviter la casse et ne pas décourager les manifestants les moins aguerris.

Eric Plumer, a longtemps dirigé le service d'ordre du Parti socialiste et a sécurisé de très nombreuses manifestations. Pour lui, aucun black bloc ne devrait pouvoir pénétrer le carré de tête, réservé traditionnellement aux syndicats.

"Il suffit qu'ils prennent peur avec la police. On a bien vu comment ils fonctionnent les blacks blocs. Après ils se retirent, ils veulent se fondre dans la foule de notre cortège; c'est à nous de les empêcher de rentrer. Quelquefois, ils sont facilement reconnaissables, avec leur tenue vestimentaire", explique-t-il à BFMTV.

"Nous ne sommes pas responsables du maintien de l'ordre"

Cette année, la CGT explique avoir fait appel à bien plus de militants que l’an dernier pour son service d'ordre. Ce ne sont en général pas des professionnels, dont les moyens d’action demeurent limités.

"Ce n'est pas nous qui sommes responsables du maintien de l'ordre", nuance sur notre antenne Denis Gravouil, responsable confédéral de la CGT sur l'emploi et le chômage. "Ce n'est pas la CGT qui fait la police. La police, c'est un service public qui doit faire son travail et la majorité des gens le font bien", rappelle-t-il.

"On essaie de sécuriser au maximum"

"Ce qui est vrai, c'est qu'avant, le 1er-Mai ça se faisait en famille, avec les enfants sur les épaules. Là, il y a la peur d'un coup de gaz lacrymogène qui part n'importe quand avec de l'intimidation sous prétexte de black blocs…", admet le syndicaliste.

"Il y a des risques, c'est une évidence. (...) On a été alertés sur cette difficulté. Forcément, on a le sens des responsabilités, donc on essaie de sécuriser au maximum", a affirmé ce mercredi matin sur BFMTV et RMC le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.