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Les recherches continuent dans les zones balayées par la tempête

A Aytré, en Charente-Maritime. Les opérations de secours et les recherches se poursuivent dans les zones touchées par la tempête Xynthia, qui a fait 52 morts, selon un bilan provisoire. /Photo prise le 2 mars 2010/REUTERS/Régis Duvignau

A Aytré, en Charente-Maritime. Les opérations de secours et les recherches se poursuivent dans les zones touchées par la tempête Xynthia, qui a fait 52 morts, selon un bilan provisoire. /Photo prise le 2 mars 2010/REUTERS/Régis Duvignau - -

PARIS - Les opérations de secours et les recherches se poursuivent dans les zones touchées par la tempête Xynthia, qui a fait 52 morts, selon un...

PARIS (Reuters) - Les opérations de secours et les recherches se poursuivent dans les zones touchées par la tempête Xynthia, qui a fait 52 morts, selon un bilan provisoire.

L'arrêté de catastrophe naturelle pour les départements de Charente-Maritime, Vendée, Deux-Sèvres et Vienne a été publié et le délai de déclaration des sinistres a été étendu à 30 jours.

Le gouvernement assure que les zones à risque seront rendues inconstructibles et que les procédures d'alerte seront renforcées.

Un porte-parole de la Sécurité civile a annoncé qu'un 52e corps avait été retrouvé, sans pouvoir préciser si le chiffre de huit disparus, communiqué précédemment, devait être révisé.

"Il y a un décès de plus", a dit ce porte-parole.

Pour aider les sinistrés, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé l'extension de 10 à 30 jours du délai de déclaration pour les dommages entrant dans le cadre du régime de catastrophe naturelle.

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a promis, elle, que les autorités allaient "identifier les zones à risque au niveau national pour que ces zones soient définitivement inconstructibles".

La délivrance de permis de construire ces dernières années, en dépit des risques, est très critiquée.

La dirigeante des Verts, Cécile Duflot, a souligné sur France Info qu'il y avait eu "100.000 logements construits en zones inondables entre 1999 et 2006".

INQUIÉTUDE POUR LES ENTREPRISES

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'est dit pour sa part inquiet pour les entreprises sinistrées, sur la situation desquelles les services de l'Etat sont mobilisés.

"Nous sommes inquiets pour l'avenir industriel de cette région qui est surtout fondé sur le nautisme de plaisance", a-t-il déclaré au micro de France Inter, précisant que le département de Charente-Maritime était particulièrement touché.

Chantal Jouanno, qui s'exprimait sur LCI, a ajouté qu'"on va évidemment changer, améliorer nos procédures pour avoir une meilleure approche de cette combinaison de phénomènes" climatiques.

"Il y aura de plus en plus de phénomènes de ce type dans le nord de la France, des précipitations de plus en plus nombreuses, des tempêtes", a-t-elle expliqué. "C'est pour ça qu'on est train de faire un plan d'adaptation au changement climatique."

Environ 49.700 clients étaient toujours privés d'électricité mardi à 09h30, selon ERDF, gestionnaire du réseau EDF, qui a précisé que 5.000 employés restaient mobilisés.

Le département le plus touché est la Charente-Maritime avec 10.000 clients privés d'électricité.

"Hormis les zones inondées et quelques zones particulièrement touchées, la quasi-totalité des clients devraient être réalimentés ce soir ou dans la journée de mercredi", écrit ERDF dans un communiqué.

Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser