Fin de l'occupation du siège des Hôpitaux de Paris

Les manifestants qui occupaient le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour dénoncer un plan de réorganisation ont quitté les lieux vendredi soir. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau - -
PARIS (Reuters) - Les manifestants qui occupaient le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour dénoncer un plan de réorganisation ont quitté les lieux vendredi soir, apprend-on samedi auprès de la direction de l'AP-HP.
"Au terme d'une discussion de 12 heures, le directeur général de l'AP-HP a signé un engagement auprès des représentants de l'intersyndicale qui occupaient le siège", écrit-elle dans un communiqué.
La mise en oeuvre du plan est suspendue "jusqu'à la fin des négociations menées avec les organisations syndicales aux niveaux local et central pour chacun de ces projets".
"Le projet de modernisation du siège dans son contenu, sa forme et son calendrier fera l'objet de réunions de négociation sur la base d'un état des lieux de l'existant avec son impact sur l'emploi, les qualifications, les conditions de travail et le patrimoine, avant avis des instances locale et centrale", précise encore la direction.
L'AP-HP, qui emploie 92.000 personnes, compte actuellement 37 hôpitaux et 676 services cliniques en Ile-de-France.
La direction, qui vise entre 90 et 100 millions d'économies par an d'ici à 2012 pour revenir à l'équilibre budgétaire, compte regrouper les établissements en 12 groupes hospitaliers.
Le plan de réorganisation entraînerait la suppression de 3.000 à 4.000 emplois d'ici à 2012 à l'AP-HP, selon son directeur Benoît Leclercq.
Entre 50 à 100 salariés occupaient depuis jeudi le siège de l'AP-HP, dans le IVe arrondissement de Paris, pour protester contre ce plan.
Ils ont reçu le soutien du député socialiste Jean-Marie Le Guen, président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
"Je comprends parfaitement leur mouvement et leur attitude", a-t-il déclaré vendredi sur France Info. "Il était opportun, je trouve, que les organisations syndicales donnent une sorte de coup de poing sur la table".
Elizabeth Pineau, édité par Pierre Sérisier











