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Dominique bussereau veut augmenter les impôts après les dégâts provoqués par xynthia en charente-maritime

Lors du passage de la tempête Xynthia à L'aiguillon sur Mer, dans le Sud-Ouest. Dominique Bussereau a confirmé lundi sa proposition d'augmenter les impôts locaux de 6% en Charente-Maritime pour faire face aux dépenses engendrées par Xynthia fin février. /

Lors du passage de la tempête Xynthia à L'aiguillon sur Mer, dans le Sud-Ouest. Dominique Bussereau a confirmé lundi sa proposition d'augmenter les impôts locaux de 6% en Charente-Maritime pour faire face aux dépenses engendrées par Xynthia fin février. / - -

Lors du passage de la tempête Xynthia à L'aiguillon sur Mer, dans le Sud-Ouest. Dominique Bussereau a confirmé lundi sa proposition d'augmenter les...

BORDEAUX (Reuters) - Dominique Bussereau a confirmé lundi sa proposition d'augmenter les impôts locaux de 6% en Charente-Maritime pour faire face aux dépenses engendrées par le passage de la tempête Xynthia fin février.

Le président UMP du Conseil général de Charente-Maritime a précisé sur France Info qu'il ferait cette proposition "d'impôt solidarité-tempête" dans quelques jours à l'assemblée départementale.

Cette proposition sera soumise au vote des conseillers généraux le vendredi 16 avril.

Cette hausse représenterait 6 points d'impôts, c'est à dire 8,2 millions d'euros, a dit Dominique Bussereau, également secrétaire d'Etat aux Transports.

"On ajoute à ça 5 ou 6 millions d'euros de dépenses que l'on comptait faire et qu'on ne fera pas, des travaux de voirie qui seront reportés, tout ça, c'est ce qui permettra de payer l'addition entre ce que nous devons payer et ce que vont rembourser l'Etat, la Région et les assurances", a-t-il dit.

Selon Sud Ouest, 27,5 millions seraient nécessaires au total pour faire face aux conséquences de la tempête Xynthia a fait 53 morts dans la nuit du 27 au 28 février et détruit ou inondé de nombreuses habitations.

Dominique Bussereau a souligné sa volonté de "faire en sorte que les sinistrés soient complètement indemnisés et n'aient rien à payer de leur côté."

Par ailleurs, entre 1.300 et 1.500 maisons seraient rasées dans l'ouest de la France du fait de l'interdiction de construire décidée par l'Etat dans les zones inondées.

Selon le Journal du dimanche, les services des préfectures et du ministère de l'Intérieur mettent la dernière main pour délimiter les zones qui seront déclarées inhabitables, et la décision finale pourrait être communiquée cette semaine.

Le sort d'environ 250 habitations serait encore incertain.

Les indemnisations devraient s'élever à près de 200 millions d'euros, soit environ 150.000 euros par maison en moyenne.

Le dossier est susceptible de conduire à des litiges judiciaires, puisque nombre de riverains ne sont pas d'accord pour quitter leur habitation.

Les conditions dans lesquelles des zones situées en-dessous du niveau de la mer et près de digues maritimes, à la Faute-sur-mer et L'Aiguillon-sur-Mer, sont en cause. La quasi-totalité des victimes ont péri noyées dans ces deux localités.

Une enquête préliminaire de gendarmerie est ouverte depuis fin mars pour déterminer d'éventuelles fautes.

Il n'y a pas de plaintes pour l'instant mais La Faute-sur-Mer, une des deux communes les plus sinistrées, a engagé l'avocat pénaliste Olivier Metzner, un des meilleurs spécialistes du barreau de Paris en matière correctionnelle.

Des documents montrant que les élus locaux vendéens avaient fait pression pour obtenir des constructions en zone inondable ont été publiés dans la presse.

Claude Canellas