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A Fontainebleau, la canicule et la sécheresse ont décimé la forêt

BFM Maeva Lamy et Christophe Person avec Ambre Lepoivre
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Les forêts peinent à se remettre de la sécheresse et de la canicule de cet été. L'office national des forêts avait lancé mi-août un état des lieux pour mesurer l'ampleur du phénomène. A Fontainebleau par exemple, les pins, qui composent 40% du massif de Fontainebleau, n'ont pas survécu.

La forêt de Fontainebleau est en souffrance. A cause de la chaleur estivale, des centaines de pins sont morts, totalement desséchés, constate l’Office national des forêts. A cela s’ajoute une sécheresse qui n’en finit pas: ce vendredi, 82 départements sont toujours soumis à des restrictions d’eau, selon Propluvia. Cette année, une centaine d’hectares sur les 22.000 que compte le massif de Fontainebleau a subi les conséquences du phénomène.

"La mortalité anormale des pins est évidemment liée à la sécheresse mais également aux amplitudes thermiques très importantes qu’on a connues cet été, les arbres étaient stressés par le manque d’eau", explique Julien Simon, responsable du service bois à l’ONF.

Des records de faible pluviométrie

Une fois ce constat établi, les équipes de l’ONF ont défini des périmètres d’intervention à l’intérieur duquel les arbres morts sont abattus.

"Quand des pins sont morts, ils risquent de tomber et de causer des accidents. Par ailleurs, avoir une quantité d’arbres morts peut entraîner la formation de champignons et attirer des prédateurs et des parasites qui vont perturber le fonctionnement de l’écosystème", souligne Pierre-Edouard Guillain, directeur ONF Île-de-France-Est.

Au-delà du cas de Fontainebleau, le Sud-Est de la France continue à être particulièrement touché par la sécheresse. Si le 1er octobre a été marqué par une série d’orages, les pluies restent globalement rares.

Depuis le 1er janvier, des records de faible pluviométrie ont été battus notamment à Béziers qui n’a reçu que 126 millimètres d’eau (contre 192 mm en 1998, le dernier record enregistré), à Montpellier (174 mm contre 194 mm en 1985), Nîmes (200 mm contre 235 mm en 1967) ou Avignon ( 221 mm contre 244 mm en 2017). Selon les prévisions météorologiques, ces villes ne devraient pas recevoir de pluies significatives avant, au moins, sept jours.