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Vincent Lambert a été transféré dans un hôpital de Paris

BFM S. C. et A.D. avec AFP
Vincent Lambert a été admis à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour y subir une batterie de nouveaux tests.

Vincent Lambert a été admis à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour y subir une batterie de nouveaux tests. - -

Vincent Lambert devrait passer la semaine à la Pitié-Salpêtrière pour y subir une batterie de nouveaux tests. De ces examens dépendra la décision du Conseil d'Etat sur son maintien en vie ou non.

Vincent Lambert n'en a pas fini avec les médecins. Selon nos informations, l'homme tétraplégique et en état de "conscience minimale", dont la famille se déchire pour son maintien en vie ou non, a été transféré de l'hôpital de Reims à celui de la Pitié-Salpêtrière.

Il devrait y rester toute la semaine pour y subir de nouveaux examens, à la demande des trois experts médicaux désignés par le Conseil d'Etat en février dernier.

Un transfert à 15.000 euros selon Le Figaro. Les trois experts devront ensuite remettre leur rapport au Conseil d'Etat d'ici fin avril. La famille de Vincent Lambert devrait ensuite voir le Conseil d'Etat statuer enfin sur son sort, fin juin.

"Les experts ont décidé de procéder à des examens complémentaires à la Pitié-Salpêtrière, dans le cadre de leurs missions", a précisé le Conseil d'Etat, interrogé par l'AFP. Depuis son accident de la route en 2008, Vincent Lambert, 38 ans, est hospitalisé au CHU de Reims.

Des conclusions attendues à la fin du mois

Le 14 février, le Conseil d'Etat avait décidé d'attendre les résultats d'une nouvelle expertise médicale pour rendre sa décision "avant l'été".

Trois spécialistes de neurosciences devront "décrire l'état clinique actuel de Vincent Lambert", "se prononcer sur le caractère irréversible des lésions cérébrales dont il souffre et sur le pronostic clinique", mais aussi "déterminer s'il est en mesure de communiquer, de quelque manière que ce soit, avec son entourage" et "apprécier l'existence éventuelle de signes manifestant une volonté d'interruption ou au contraire de prolongation du traitement qui le maintient en vie". Leurs conclusions sont attendues d'ici à la fin d'avril et seront transmises aux parties pour que le débat contradictoire puisse avoir lieu.