Un premier cas de variole B, dite "du singe", détecté à La Réunion chez une personne revenant de Madagascar
Un patient touché par le virus mpox, la "variole du singe", dans un hôpital de Lima (Pérou), le 16 août 2024. - Ernesto BENAVIDES / AFP
L'ARS de La Réunion a annoncé vendredi 23 janvier qu'un cas confirmé de variole B, aussi appelé mpox ou variole du singe, a été détecté chez un Réunionnais revenant de Madagascar. Une première pour l'île française. La variole B a été confirmée chez le malade jeudi 22 janvier. Depuis, cette personne "a été placée à l'isolement", assure l'ARS.
Depuis un mois, Madagascar voit les cas de variole B se multiplier. Un premier cas a été découvert au milieu du mois de décembre. Le 20 janvier, une centaine de cas y ont été confirmés et plus de 200 cas suspects notifiés.
Les autorités sanitaires font le lien entre la situation malgache et le voyage du patient réunionnais. "Le début des symptômes est postérieur à son vol de retour de Madagascar. Ses proches ont été identifiés et bénéficient d’un suivi médical rapproché, en lien avec le CHU de La Réunion, afin d’éviter toute transmission du virus", assure l'ARS.
La population réunionnaise appelée à la plus grande vigilance
La variole B est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox (variole du singe). Elle se caractérise par des éruptions cutanées et des lésions jusqu'aux muqueuses. L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours avant l’apparition des premiers symptômes.
L'agence régionale de santé appelle la population réunionnaise à la plus grande vigilance. Les voyageurs en partance pour Madagascar sont invités à éviter tout contact rapproché avec une personne malade, en particulier les contacts intimes, et à éviter les contacts avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade.
Ceux qui reviennent de l'île de Madagascar doivent, quant à eux, contacter rapidement un médecin qu'il présente des symptômes tels que de la fièvre, des courbatures, des maux de tête et des boutons. L'ARS rappelle également qu'un vaccin contre la variole B existe.
Ce samedi, l'agence de santé de l'Union africaine soulignait la baisse des cas et des morts causés par la maladie sur le continent et avait ainsi annoncé que le mpox n'était plus une "urgence de santé publique" en Afrique. L'OMS avait annoncé que le mpox n'était plus une urgence de santé internationale en septembre 2025.












