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Tests antigéniques: les soignants appelés à la prudence face au risque de faux positifs

BFM Margaux de Frouville et Jeanne Bulant
Une femme en train de faire un test antigénique à Nantes le 18 janvier 2021.

Une femme en train de faire un test antigénique à Nantes le 18 janvier 2021. - LOIC VENANCE

La Direction générale de la Santé invite les soignants à faire preuve de prudence dans leur utilisation des tests rapides dits "antigéniques", au risque d'occasionner des faux positifs.

L'arrivée des tests antigéniques, aux résultats plus rapides, constitue indéniablement un outil supplémentaire dans la lutte contre le Covid-19. Ceux-ci ont notamment permis à près de 3 millions de Français de se faire tester avant les fêtes de fin d'année. Entre le 1er mars 2020 et le 10 janvier 2021, pas moins de "4,1 millions de tests antigéniques" ont été réalisés en France, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Mais dans un communiqué ce mercredi, la Direction générale de la Santé (DGS) appelle les soignants et la population à la prudence dans l'utilisation de ces tests. "Plusieurs signalements de professionnels de santé ont montré la survenue de faux positifs pour les tests rapides antigéniques, en particulier lorsque ces derniers sont réalisés hors des murs (sous tente, barnum ou local aéré)", met-elle en garde.

Les soignants invités à vérifier l'état des tests

La Direction générale de la Santré rappelle que "seuls les dispositifs inscrits sur la liste publiée sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé (https://covid-19.sante.gouv.fr/tests) peuvent être utilisés sur le territoire national".

Elle invite donc les pharmaciens, laborantins et médecins à "vérifier que les tests achetés et utilisés figurent sur cette liste (nom du dispositif, nom du fabricant et nom du distributeur le cas échéant)", car ne sont autorisés que les tests capables de détecter les protéines N ou N+S "permettant de détecter les nouvelles variantes du SARS-CoV-2, notamment du VOC 202012/01 (le variant anglais)". L’utilisation des tests antigéniques ciblant uniquement la protéine S est très fortement déconseillée.

PCR en cas de retour de l'étranger

Par ailleurs, en raison de la circulation des nouveaux variants du virus, la DGS préconise aux soignants "d’orienter vers un test RT-PCR toute personne revenant d’un séjour à l’étranger dans les 14 derniers jours, ou ayant été en contact rapproché avec une personne ayant séjourné à l’étranger".

La Direction générale de la Santé rappelle aussi qu'il appartient aux professionnels de santé de "s’assurer que les conditions de stockage, de conservation et d’utilisation" des tests "leur permettent de donner 'un résultat sécurisé'". "Le non-respect de ces règles peut entraîner le rendu d’un résultat faussement négatif ou faussement positif", est-il précisé. Enfin, elle invite les soignants à signaler à l'Agence nationale de sécurité et du médicament (ANSM) toute défaillance ou altération des tests antigéniques ou toute inadéquation dans l'étiquetage ou la notice d'utilisation.