Pilule de 3e génération : des médecins portent plainte contre l’ANSM

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Nouvel acte dans le scandale des pilules contraceptives. Mercredi, la Fédération des Médecins de France (FMF) "a décidé de porter plainte contre l'ANSM (...). L'objet de la plainte est de demander le retrait d'AMM (autorisation de mise sur le marché) de ces pilules", a affirmé dans un communiqué Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, syndicat de généralistes et spécialistes représentatif mais minoritaire.
"Obliger l'ANSM à argumenter sa position"
"Si un médicament est dangereux et que le rapport bénéfice/risque est défavorable, ce médicament doit être suspendu ou retiré (...) Le non-remboursement n'enlève rien à sa dangerosité", a-t-il estimé. "Si un médicament est dangereux, comment se fait-il que les gouvernements et leurs organismes satellites dédiés ne s'en aperçoivent que plus de dix ans après les premières alertes scientifiques et aient laissé les génériques se développer ?", a-t-il ajouté.
"La FMF engage cette procédure afin d'obliger l'ANSM à argumenter clairement sa position au lieu de jouer à la politique du parapluie en laissant en première ligne chaque professionnel de santé au moment où des patients portent plainte", a expliqué le Dr Hamon.
Risques de "panique à la pilule"
Accusées d'entraîner un risque accru de thrombose veineuse, les pilules de 3e génération ne seront plus remboursées à partir de la fin du mois de mars, a annoncé la semaine dernière la ministre de la Santé Marisol Touraine, avançant de trois mois le déremboursement initialement prévu pour la fin juin.
Tout est parti d'une première plainte déposée en France à la mi-décembre par une jeune femme victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) imputé à une pilule de 3e génération.
Plusieurs médecins ont cependant mis en garde contre les risques de "panique à la pilule", un mouvement de suspicion contre les contraceptifs oraux pouvant, selon eux, entraîner une "vague d'IVG".











