BFM

Mycoplasma pneumoniae: vers une "stabilisation ou diminution" des "indicateurs qui restent très élevés"

BFM Hugues Garnier , Journaliste BFMTV
Une médecin examine une enfant dans une maison de santé à Pontgibaud, dans le Puy-de-Dôme, le 24 novembre 2022

Une médecin examine une enfant dans une maison de santé à Pontgibaud, dans le Puy-de-Dôme, le 24 novembre 2022 - Jeff PACHOUD / AFP

Dans un bulletin publié ce mardi 13 février, Santé publique France fait un point de situation sur les infections à la bactérie mycoplasma pneumoniae.

Des données qui se stabilisent mais restent élevées. Alors que Santé publique France soulignait une "augmentation inhabituelle" du nombre d'infections à la mycoplasma pneumoniae "après plus de trois années à un niveau très bas de circulation dans le contexte de la pandémie de Covid-19", un nouveau point de situation est communiqué en cette mi-février.

"Malgré une stabilisation début décembre (...) une reprise de l’augmentation a été observée en semaine 51 de 2023 jusqu’à un dépassement en semaine 1 de 2024 de l’ensemble des valeurs maximales observées lors des épidémies précédentes", écrit Santé publique France.

Une incidence toujours plus élevée chez les jeunes

S'agissant de l'incidence, Santé publique France fait état de 3.218 pneumopathies pour 100 000 actes SOS Médecins et 3.407 pour 100.000 passages aux urgences tous âges confondus pour la première semaine 2024.

"Une diminution s’amorçait ensuite en semaine 2 de 2024 et semblait se confirmer en semaine 3 de 2024", précise le point épidémiologique.

Des disparités sont par ailleurs observables selon l'âge des malades avec 5.207 pneumopathies pour 100.000 actes SOS Médecins pour la première semaine de 2024 et 4.469 pour 100 000 passages aux urgences pour la dernière semaine de 2023 chez les 5-14 ans. Chez les 15-44 ans il y en a 1.850 pour 100.000 actes SOS Médecins et 1.468 pour 100.000 passages aux urgences en dernière semaine de 2023.

S'agissant des données hospitalières, il est important de relever qu'en termes de gravité, la part des hospitalisations après passages aux urgences pour pneumopathie était en moyenne de 19% chez les 5-14 ans et 30% chez les 15-44 ans entre la quarantième semaine de 2023 et la troisième semaine de 2024.

"L’épidémie actuelle pourrait persister plusieurs mois"

En outre, Santé publique France souligne que peu de souches se montrent résistantes aux macrolides (un groupe d'antibiotiques, NDLR) parmi les prélèvements analysés entre la deuxième moitié de 2023 et le début de l'année 2024.

Au 21 janvier 2024 (date à laquelle prend fin l'évolution des indicateurs, NDLR) Santé publique France relève une "tendance à la stabilisation ou diminution des indicateurs", bien que ceux-ci restent encore "très élevés".

L'organisme public souligne enfin que "l’épidémie actuelle pourrait possiblement persister plusieurs mois et que "le suivi de la situation va se poursuivre à partir du dispositif mis en place".