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Marcher cinq minutes de plus par jour permet d'allonger l'espérance de vie, selon une étude

BFM Antoine Corver, Mateo Riviere et Margaux de Frouville
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Une étude de la revue médicale britannique The Lancet recommande de marcher cinq minutes de plus par jour et de réduire de 30 minutes au quotidien le temps passé en position assise pour prévenir les décès prématurés.

Des petites minutes qui peuvent sauver des vies. Selon une étude de la revue médicale britannique The Lancet publiée le 13 janvier dernier, marcher cinq minutes de plus par jour à une intensité modérée pourrait prévenir 10% de tous les décès. Ce risque est même réduit de 15% si ce temps de marche est doublé, d'après cette étude basée sur les données de plus de 135.000 adultes issus de sept cohortes internationales.

Pour les plus sédentaires, "une augmentation de 5 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse" "pourrait prévenir 6% de tous les décès". Une activité physique est tout autant de la marche que du ménage ou encore du jardinage!

Thomas Durand, préparateur physique chez Fit Health Station, recommande au micro de BFMTV de "marcher dehors après le travail" ou de "s'arrêter un arrêt de métro avant pour marcher vers le boulot". "C'est déjà ça de gagné, vraiment plus on bouge dans la journée mieux c'est", assure-t-il. "L'OMS (Organisation mondiale de la Santé, NDLR) recommande de bouger régulièrement, toutes les 60 à 90 minutes".

La sédentarité, quatrième cause de décès prématurés

Selon l'étude de The Lancet, réduire le temps passé en position assise de 30 minutes par jour pourrait prévenir plus de 7% des décès. La sédentarité est en effet "la quatrième cause principale de décès prématurés dans le monde", prévient l'OMS sur son site. Et la première évitable. Chaque année en France, 40.000 à 50.000 personnes meurent à cause de maladies chroniques provoquées par l’inactivité physique.

"Tous les troubles anxieux, tous les troubles dépressifs sont favorisés par l'inactivité physique", indique au micro de BFMTV François Carré, cardiologue et médecin du sport. "Et, rappelons quand même que le premier facteur de risque de burn-out est l'inactivité physique".

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Valentin, qui a décidé de s'inscrire dans une salle de musculation il y a trois ans après "huit ans d'errance médicale", a vu sa vie "drastiquement changer". "J'ai un mental différent, plus de stress, plus de crises d'angoisse, c'est vraiment le jour et la nuit", témoigne-t-il.