La vaccination encore insuffisante pour ralentir les hospitalisations, selon l'Institut Pasteur

Du personnel médical transporte un malade du Covid-19 évacué d'un autre hôpital à Angers, en France, le 15 mars 2021 - LOIC VENANCE © 2019 AFP
Il est encore trop tôt pour voir les effets de la vaccination sur les services hospitaliers français. C'est le constat que dresse Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique, dans une interview accordée au Figaro.
Le responsable des modélisations mathématiques des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur, qui publie une étude sur la transmission du Covid-19 entre les différentes classes d'âges, estime que "la protection renforcée des personnes âgées", notamment au travers des vaccins, reste insuffisant pour permettre un allègement des restrictions pour les autres groupes de population.
"Un effort collectif reste nécessaire", ajoute Simon Cauchemez en expliquant que c'est "en réduisant les contacts des plus jeunes" que l'épidémie pourra reculer. "Les mesures, comme le couvre-feu, qui nous permettaient de contrôler la souche historique, sont désormais insuffisantes", poursuit-il alors que le gouvernement a annoncé un confinement pour quatre semaines dans seize départements de l'Hexagone.
"Elle est encore trop faible"
5,7 millions de Français ont reçu une première injection de l'un des trois vaccins circulant en France. Une immunité de groupe naissante qui "freine un peu la circulation du virus", mais demeure toutefois relative.
"Elle est encore trop faible", selon le membre du Conseil scientifique, pour empêcher que le pays n'atteigne un pic d'hospitalisations supérieur aux deux premières vagues.
Une projection en date du 12 mars dernier disponible sur le site de l'Institut Pasteur qui ne prend pas en compte les nouvelles mesures sanitaires prises jeudi soir par l'exécutif. Reste à savoir désormais si celles-ci permettront de freiner la dynamique actuelle.











