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La ministre de la Santé annonce de possibles "réquisitions" en prévision de la grève des médecins libéraux

BFM A.C. avec AFP
La ministre de la Santé Stéphanie Rist, le 10 décembre 2025.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist, le 10 décembre 2025. - Photo par TOM NICHOLSON / ANADOLU / ANADOLU VIA AFP

Stéphanie Rist assure avoir pris, avec les ARS, des mesures afin d'assurer la continuité des soins pendant la mobilisation des médecins libéraux, appelés à la grève du 5 au 15 anvier.

Des mesures pour assurer la permanence des soins sont prévues, voire des "réquisitions", a annoncé ce dimanche 4 janvier dans un entretien à La République du Centre, la ministre de la Santé Stéphanie Rist, à la veille du début d'un mouvement de grève des médecins de libéraux que les syndicats prédisent massif.

Lundi 5 janvier, les médecins de ville et les cliniques débutent un mouvement de grève prévu pour durer dix jours, afin notamment de dénoncer diverses mesures les concernant dans le budget de la Sécurité sociale 2026.

Des cabinets devraient être fermés et des blocs opératoires mis à l'arrêt, avec de possibles répercussions pour l'hôpital public. D'après le syndicat CSMF, le "mouvement sera excessivement suivi", 85% de ses adhérents ayant annoncé leur intention de faire grève.

Organiser la permanence des soins avec les ARS

Dans un entretien à la République du Centre publié dimanche, la ministre indique avoir "depuis plusieurs jours", "pris des mesures pour organiser la permanence des soins avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements, les professionnels eux-mêmes pour que nos concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation".

"On peut également avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin", ajoute Stéphanie Rist expliquant qu'elle prendra ses "responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés, tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels".

Les médecins libéraux entendent dénoncer le contrôle accru des prescriptions d'arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes, en "contournant" le dialogue social.

"Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements d’honoraires ces dernières années. Même si les abus ne concernent qu’une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l'état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières", justifie dimanche la ministre.

Candidate à sa réélection de députée de la 1ère circonscription du Loiret, dont le premier tour est prévu le 18 janvier, la ministre précise qu'en cas de défaite, elle proposera sa démission du gouvernement.