Extension du pass sanitaire: pour Olivier Véran, "ce n'est pas une sanction, ce n'est pas un chantage"

"Il y a une très grande différence avec la vaccination obligatoire, de la population générale" a martelé ce mardi matin sur RMC/BFMTV le ministre de la Santé Olivier Véran, après l'annonce lundi de l'extension du pass sanitaire dès août à des établissements comme les bars et les restaurants.
"Il y a une très grande différence avec la vaccination obligatoire, de la population générale. Le pass sanitaire vous facilite clairement la vie" pour des activités, mais "vous pouvez continuer de travailler sans être vacciné, d'emmener vos enfants à l'école sans être vacciné", souligne le ministre.
Rappelant qu'il y aura "toujours cette liberté de circulation", Olivier Véran assure que cette mesure "n'est pas une sanction, ce n'est pas un chantage, parce que d'abord le vaccin est une protection, c'est de la prévention, c'est sûr, c'est efficace, ça sauve des vies, à commencer par la vie de la personne qui se fait vacciner".
"Le confinement ou le pass sanitaire"
La frontière fine entre pass sanitaire étendu et obligation vaccinale pour tous a également été soulignée à Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, ce mardi matin sur Europe 1. "Il n'y a pas d'obligation vaccinale, il y a une incitation maximale" à se faire vacciner", a-t-il répondu. Pour lui, les centaines de milliers de rendez-vous pris lundi soir sur Doctolib "montrent qu'il y a des Francais qui peut-être doutaient, attendaient, et ont franchi le pas".
Olivier Véran a également rappelé que la vaccination n'était pas obligatoire car un test négatif peut lui être substituée. Toutefois, dans son allocution lundi, le président de la République a annoncé que les tests sans ordonnance deviendraient payant à partir du mois d'octobre, "ceci afin d'encourager la vaccination, plutôt que la multiplication des tests", a déclaré Emmanuel Macron.
"Quelle est la situation dans laquelle nous sommes? Un variant très contagieux, une épidémie qui peut repartir qui peut flamber, on le voit en Europe, en Australie, aux Etats-Unis partout dans le monde", a lancé Olivier Véran. "Nous ne voulons pas refermer le pays comme nous avons été obligés de le faire plusieurs fois au cours de l'année écoulée. Donc la question qui se pose ce n'est pas 'la vie normale' ou 'le pass sanitaire', c'est 'le confinement' ou 'le pass sanitaire'."











