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École: l'exécutif veut maintenir la rentrée de janvier, de nouvelles "mesures de protection" envisagées

BFM Jules Fresard
Le Premier ministre Jean Castex dans une école primaire de Marseille, le 14 décembre 2021

Le Premier ministre Jean Castex dans une école primaire de Marseille, le 14 décembre 2021 - Nicolas TUCAT © 2019 AFP

Selon Gabriel Attal, ce point de vue est partagé par "différentes associations d'élus" consultés par Jean Castex ce mardi.

Pour le gouvernement, malgré la cinquième vague de Covid-19 et l'inquiétude grandissante autour du variant Omicron, le cap reste le même. Les établissements scolaires doivent rester ouverts, et d'éventuelles mesures de fermeture n'intervenir qu'en cas de dernier recours.

L'école, "c'est la dernière chose à fermer", rappelait déjà dimanche sur BFMTV Jean-Michel Blanquer. Une doctrine que l'exécutif a tenu à rappeler ce mardi: "Notre but est évidemment de ne pas retarder la rentrée", a insisté le ministre de l'Éducation nationale sur France Bleu.

"Ce qui est certain, c'est qu'avec ce variant Omicron, on est d'une extrême vigilance est qu'aucune hypothèse n'est exclue. Mais l'objectif privilégié est de rentrer le jour prévu", a-t-il assuré.

Gabriel Attal sur la même ligne

C'est ensuite Gabriel Attal qui s'est exprimé sur ce point, aux alentours de 13h, à l'issue d'une rencontre entre Jean Castex et des élus locaux. Pour le porte-parole du gouvernement, le point de vue de l'exécutif sur le non-report de la rentrée scolaire est partagé par différentes associations d'élus.

"Nous avons noté plusieurs interventions pour insister sur le fait que des mesures prises s'agissant de nos établissements scolaires, par exemple de prolongation des vacances, ne pouvaient être qu'un ultime recours", a-t-il affirmé. "En cela, elles rejoignent la volonté du gouvernement de tout faire pour maintenir les écoles ouvertes le plus possible."

De possibles mesures "de protection"

Néanmoins, contrairement à dimanche, Jean-Michel Blanquer évoque dorénavant de possibles "mesures supplémentaires de protection" pour la rentrée scolaire. "On doit être en situation de s'adapter", a-t-il jugé.

Notamment à l'école primaire, où les enfants ne sont encore que très faiblement vaccinés. Si la vaccination des 5-11 ans à risques a débuté mercredi dernier, la Haute autorité de la Santé n'a donné que ce lundi son feu vert pour la totalité de cette classe d'âge.

"Les règles qu'on a posées pour l'enseignement secondaire fonctionnent assez bien, notamment parce que les élèves sont vaccinés, à près de 80%, tandis que dans l'enseignement primaire, jusqu'à maintenant, ils ne sont pas vaccinés, c'est plus complexe", a analysé Jean-Michel Blanquer.

Une posture qui n'est pas partagée sur l'ensemble de l'échiquier politique. Samedi, Valérie Pécresse, candidate désignée du parti Les Républicains pour l'élection présidentielle, a jugé que la rentrée devait être "décalée d'une semaine", afin de la préparer au mieux.