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Covid-19: vers une journée nationale d'hommage aux soignants tous les 17 mars?

BFM Hugo Septier , Journaliste BFMTV
Des soignants se préparent pour faire des tests anti-Covid - Image d'illustration

Des soignants se préparent pour faire des tests anti-Covid - Image d'illustration - Alberto PIZZOLI © 2019 AFP

La Fédération Hospitalière de France souhaite également que cette date marque "un temps de débat sur l'état de notre système public de santé."

Le rendez-vous est pris pour 2022. Alors que la France "célèbre" le premier anniversaire de son premier confinement, de nombreuses voix s'élèvent afin que de manière officielle une journée d'hommage pour le personnel soignant, qui a été en première ligne durant de nombreux mois pour lutter contre le Covid-19, soit respectée tous les 17 mars.

A l'origine, une proposition de la Fédération Hospitalière de France (FHF) qui souhaite "que le 17 mars devienne une journée nationale des hospitaliers", afin de faire de la date un rendez-vous d'hommage et de mémoire, mais aussi "un temps de débat sur l'état de notre système public de santé", avec une première édition en 2022, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle.

Cette initiative "portée avec l'Institut Covid Ad Memoriam" (présidé par Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, et Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreuse du virus du sida) a été présentée par Frédéric Valletoux, responsable de la fédération, à Emmanuel Macron lors d'un entretien mardi. Selon le président de la FHF, le chef de l'État "s'est dit séduit par cette idée".

"Toutes les memoires méritent d’être entendues et repsectées"

Invité ce mercredi à l'antenne de BFMTV, Lionel Petitpas, président de l’association Victimes du Covid-19 dont l'épouse a été emportée par la maladie lors de la première vague de l'épidémie, souligne quant à lui que cette journée pourrait également servir d'hommage aux victimes du coronavirus.

"Les morts ont été maltraités et sont partis comme des pestiférés, sans aucun respect, dignité et reconnaissance. On peut comprendre que le Covid faisait peur, maison pouvait mettre de l’humanité dans les protocoles, cela n’a pas été fait", explique-t-il.

Egalement présent à notre antenne, Frédéric Valletoux propose une journée ou soignants et victimes seraient honorées.

"Il faut associer la peine des victimes à ceux qui ont été en première ligne, toutes les mémoires méritent d’être entendues et respéctées", ajoute-t-il.