Covid-19: premiers transferts de patients du Grand-Est vers l'Allemagne

Des équipes médicales évacuent un patient atteint du Covid-19 vers un hôpital où des lits de réanimation sont disponibles, le 27 octobre 2020 à l'aéroport de Bron, près de Lyon (Photo d'illustration) - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP
Plusieurs hôpitaux de la région Grand-Est ont procédé jeudi et vendredi à des transferts vers l'Allemagne de patients atteints du Covid-19, a appris l'AFP auprès de ces établissements, les premiers transferts vers l'étranger de cette deuxième vague de l'épidémie.
Ces transferts concernent des patients mosellans "en soins critiques": un de l'hôpital Bel Air de Thionville, au moins un patient du Centre hospitalier de Sarreguemines, et un de l'hôpital de Saint-Avold. Ils sont transférés vers des hôpitaux du Land de Sarre, frontalier avec la France et situé à quelques dizaines de kilomètres de Thionville.
"Anticiper tout risque de saturation des services"
Le CHR de Metz-Thionville, auquel est rattaché l'hôpital Bel Air, a précisé qu'il s'agissait des "premiers transferts" sortant de ces établissements vers des hôpitaux étrangers, dans le cadre de la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. Il a annoncé dans un communiqué que ses services "ne sont pas à l'heure actuelle saturés", mais que ces transferts étaient réalisés afin "d'anticiper tout risque de saturation des services". L'hôpital accueille actuellement 147 patients atteints du coronavirus, dont 28 en "soins critiques" (réanimation et unités de soins continus).
Le CHR a cependant pointé des "difficultés d'armement" de lits supplémentaires en raison du "manque de personnels soignants". Citant les projections de l'Institut Pasteur, il a dit s'attendre à un pic épidémique "à la mi-novembre".
Des unités de soins transformées en lits de réanimation
L'hôpital de Sarreguemines, qui est passé ces derniers jours de 9 à 14 lits de réanimation, est également "en train de monter en charge pour accueillir le flux supplémentaire de patients", a déclaré un porte-parole à l'AFP.
"Des unités de soins continus sont transformées en lits de réanimation", a-t-il souligné. "Ca se tend, mais on n'est pas encore, dans notre cas, au même niveau que ce que nous avons connu au printemps", quand l'hôpital fonctionnait avec 21 lits de réanimation.
Jeudi, l'Agence régionale de santé du Grand-Est a par ailleurs annoncé des transferts de patients en provenance de la région Auvergne-Rhône-Alpes vers les services de réanimation de Nancy (6 patients) et de Strasbourg (4 patients), et souligné le caractère "primordial" de la "solidarité nationale".
Au cours de la première vague de l'épidémie, 330 patients du Grand-Est avaient été transférés dans d'autres régions françaises et à l'étranger, par avion militaire, hélicoptère ou TGV médicalisé notamment.











