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Covid-19: les Français "raisonnables à Noël", le Conseil scientifique inquiet pour janvier

BFM Hugo Septier , Journaliste BFMTV
Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat et membre du Conseil scientifique, devant la commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la crise du Covid-19, le 15 septembre 2020.

Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat et membre du Conseil scientifique, devant la commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la crise du Covid-19, le 15 septembre 2020. - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

L'infectiologue Yazdan Yazdanpanah estime que la rentrée scolaire, conjuguée aux célébrations de la nouvelle année, pourraient faire flamber les chiffres des contaminations en janvier.

Aura-t-on un "effet fêtes de fin d'année" en France? Redoutée par les autorités sanitaires, une importante reprise épidémique au cours du mois de janvier a été évoquée dans un avis du Conseil scientifique, daté du 23 décembre.

"Raisonnables"

Interrogé par Le Figaro ce dimanche, Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat et membre de ce même Conseil, fait le point sur la situation sanitaire actuelle. Si le professeur confirme une forte hausse des contaminations avant les fêtes de fin d'année, il souligne qu'elle est due "à une hausse du nombre de tests".

Yazdan Yazdanpanah explique en outre que, pour lui, "il semble que les Français aient été assez raisonnables à Noël."

A l'inverse, ses inquiétudes se tournent plutôt vers le réveillon de la Saint-Sylvestre ainsi que la rentrée scolaire prévue ce lundi.

"En revanche, la rentrée représente un vrai risque avec les effets cumulés des festivités du 31 et de la reprise des cours à l’école", estime-t-il ainsi.

"Situation brouillée"

En ce qui concerne la situation globale en France, le professeur estime que "la situation épidémique reste brouillée."

"Nous sommes toujours sur un haut plateau, avec une situation très différente entre l’Est et l’Ouest du pays. L’arrivée des vacances et la fermeture des écoles juste après le confinement ont sans doute permis de limiter les contaminations et d’éviter un rebond", ajoute Yazdan Yazdanpanah.