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Covid-19: le Royaume-Uni s'inquiète de la détection du variant brésilien sur son territoire

BFM Jules Pecnard avec AFP , Journaliste BFMTV
Un centre de tests pour le Covid-19 à Moston, Manchester (Royaume-Uni) le 19 février 2021.

Un centre de tests pour le Covid-19 à Moston, Manchester (Royaume-Uni) le 19 février 2021. - Oli SCARFF © 2019 AFP

Connu sous le nom de P.1, ce variant a été détecté sur six personnes et présente des caractéristiques similaires à celui qui a émergé en Afrique du Sud, à savoir une plus forte transmissibilité.

Pays le plus endeuillé d'Europe avec environ 123.000 morts dus au Covid-19, le Royaume-Uni compte sur la vaccination de masse pour sortir du confinement mis en place depuis janvier pour contenir une nouvelle vague très virulente. Celle-ci est attribuée à un variant plus contagieux, apparu dans le sud de l'Angleterre.

"Les approvisionnements en vaccins devant augmenter en mars, nous prévoyons d'accélérer encore alors que nous approchons de Pâques", soit le 4 avril, a indiqué le directeur général du service public de santé (NHS) en Grande-Bretagne, Simon Stevens.

Plus résistant aux vaccins

Tandis que le pays se réjouissait de l'avancée des vaccinations, les autorités sanitaires ont annoncé dimanche avoir décelé six cas de personnes infectées par un variant, identifié à Manaus, dans le nord du Brésil, qui pourrait être plus contagieux et résister aux vaccins existants. L'une de ces personnes n'a pu être localisée en raison de coordonnées incomplètes fournies dans le cadre de son test.

Connu sous le nom de P.1, le variant a été détecté sur trois personnes en Angleterre, dont deux qui ont voyagé au Brésil, et trois en Écosse. Il présente des mutations similaires à celles du variant qui a émergé en Afrique du Sud. Des études suggèrent qu'il est susceptible de se propager très rapidement et de résister davantage aux vaccins que la souche initiale du Sars-CoV-2. La NHS a toutefois prévenu que de nouvelles recherches seraient nécessaires pour en savoir davantage.

Contaminations en repli

Dans le cadre de la campagne de vaccination, lancée début décembre et l'une des plus avancées au monde, le gouvernement ambitionne que tous les plus de 50 ans aient reçu une première dose de vaccin d'ici au 15 avril, puis tous les adultes fin juillet.

Ensuite, pour ne pas ralentir sa progression, la vaccination se poursuivra en fonction de l'âge plutôt que des professions exposées comme les policiers et les enseignants, selon la recommandation du comité scientifique supervisant la campagne. La priorité sera ainsi donnée aux personnes âgées de 40 à 49 ans, puis aux trentenaires et enfin aux adultes de 18 à 29 ans.

Le gouvernement avait précédemment atteint son objectif de vacciner partiellement à mi-février, avec les vaccins Pfizer-BioNTech et AstraZeneca-Oxford actuellement déployés, les quelque 15 millions de plus de 70 ans, soignants, résidents et employés de maisons de retraite.

Le nombre de contaminations et de morts est en repli depuis quelques semaines, et le confinement sera très progressivement assoupli entre mars et fin juin. Mais les autorités ont appelé la population à ne pas baisser la garde et à continuer à respecter les restrictions en place.