Covid-19: la Charente enregistre un taux d'incidence particulièrement bas

La décrue du nombre de cas de Covid-19 en France continue, en particulier dans certains départements, qui présentent un taux d'incidence particulièrement bas, comme la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. Selon les dernières données publiées par les autorités sanitaires, le taux d'incidence y est d'environ 6 cas pour 100.000 sur les sept derniers jours.
"Depus fin mai, je n'ai pas eu de cas positif", déclare même à BFMTV Jean-Paul Cosson, médecin généraliste à Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), une commune d'un peu plus de 3000 habitants.
Aucune nouvelle hospitalisation depuis le 15 juin
"On est en milieu rural ici", où la densité d'habitants est donc moindre, rappelle sur notre antenne le maire socialiste de la ville Fabrice Point. Il ajoute toutefois que pour arriver à ce résultat, "les gens ont été très respectueux des consignes qui ont pu être données, le couvre-feu a été extrêmement bien respecté, le port du masque également, à la fois à l'intérieur comme à l'extérieur".
Dans ce département également, aucune nouvelle hospitalisation n'a été enregistrée depuis le 15 juin. Le dernier décès à l'hôpital remonte, lui, au 11 juin. Mais si ces résultats restent impressionants, il faut noter que l'impact du virus est assez faible dans ce territoire rural depuis le début de la pandémie.

Dans la région, la même dynamique est observée dans la Creuse, où le dernier taux d'incidence enregistré est de seulement 2 pour 100.000 habitants. En Vendée (Pays-de-la-Loire) également cet indicateur est particulièrement bas avec 4 cas, ou encore 3 en Lozère (Occitanie) et 6 dans la Nièvre (Bourgogne-Franche-Comté).
"Les gens ont l'impression que ça y est, c'est fini"
Mais attention, si ce fort recul des cas dans certaines parties de la France est réjouissant, le virus circule toujours. En témoigne l'augmentation du taux d'incidence dans les Landes qui, après être passé sous la barre des 50, est remonté à 51, soit le plus fort taux d'incidence de France métropolitaine. Outre le variant Delta présent sur ce territoire, un cluster dans un Ehpad pourrait être à l'origine de cette hausse, selon France Bleu.
Jean-Paul Cosson s'interroge également sur les conséquences potentiellement négatives de ce recul épidémique: "les gens ont l'impression que ça y est, c'est fini, alors pourquoi se faire vacciner ?", lance-t-il, "au contraire le message qu'il faudrait faire passer je pense c'est que les récalcitrants se fassent vacciner, surtout les jeunes".











