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Cosmétiques: comment éviter les molécules toxiques?

BFM P. P.
L'association de défense des consommateurs appelle à "ne plus acheter" 185 produits cosmétiques courants.

L'association de défense des consommateurs appelle à "ne plus acheter" 185 produits cosmétiques courants. - AFP

L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme sur 185 produits cosmétiques courants et appelle le consommateur à faire le tri. Sur BFMTV, un chargé de mission de l’association revient sur les dangers de ces composés douteux et donne des solutions pour les éviter.

N’achetez pas. Voilà le message transmis par l’UFC-Que Choisir ce lundi qui met son veto sur 185 produits cosmétiques courants. Dentifrices, déodorants, crèmes pour le visage, après-rasages, soins pour les cheveux: certaines substances analysées sont jugées "préoccupantes" pour la santé, et cela concerne une large gamme de produits, toutes marques confondues.

Invité de BFMTV, Olivier Andrault, chargé de mission à l’association de défense des consommateurs, fait le point sur ces composés douteux et donne des solutions pour les éviter.

> Que trouve-t-on dans ces produits cosmétiques?

"Nous avons relevé dans chacun de ces 185 produits la présence d’au moins un des douze composés les plus à risques. On y trouve des allergènes, des produits toxiques et des perturbateurs endocriniens. C’est quand même assez inquiétant. La réglementation européenne est malheureusement très laxiste. Elle autorise ces composés qui sont essentiellement des conservateurs, des colorants ou des adoucissants."

> Quelles sont les alternatives?

"Les produits bio peuvent être une solution. Le cahier des charges est beaucoup plus restrictif par rapport à ce qui est autorisé au niveau européen. Par exemple, il n’autorise pas le BHA et le BHT, qui sont des conservateurs, ni les parabènes "à longue chaîne". C’est donc un début de garantie. Pour autant, ces produits ne sont pas faciles à trouver dans les grandes surfaces et peuvent être plus chers.

L’autre solution: comparer avec la liste des éléments à éviter que nous donnons gratuitement sur notre site. C’est au consommateur de faire le tri, de prendre sa santé en main."

> Pourquoi l’association ne peut pas faire bouger la réglementation?

"Il y a un lobbying qui emploie de nombreuses personnes et qui vont agir auprès de la Commission européenne pour que rien ne change. Mais ce que l’on fait aujourd’hui, c’est déjà une première étape en publiant clairement la composition de 185 produits cosmétiques. Chaque consommateur peut désormais aller comparer avec les contenus de sa salle de bain."