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Coronavirus: les inscriptions à la réserve sanitaire en forte augmentation

BFM Clarisse Martin
Samu de Lyon, le 19 mars

Samu de Lyon, le 19 mars - JEFF PACHOUD / AFP

Sur les 3800 membres de la réserve sanitaire, quelque 300 d'entre eux ont déjà été déployés depuis la fin du mois de janvier dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, rapportent Les Echos.

Depuis la fin du mois de janvier, quelque 300 réservistes sanitaires sont à pied d'oeuvre dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, rapporte le quotidien Les Echos. Il s'agit de la plus forte mobilisation depuis l'ouragan Irma dans les Antilles, en septembre 2017, où 580 personnes avaient été déployées.

Les missions dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 sont diverses. Certains réservistes ont été mobilisés à Roissy pour distribuer des masques et contrôler la température des passagers. D'autres ont participé à l'accueil des personnes rapatriées de Wuhan.

3800 volontaires sous contrat

La réserve sanitaire compte 3800 volontaires sous contrat. Tous sont des soignants ou professionnels de santé. Elle constitue un "renfort pour toutes les situations sanitaires exceptionnelles", explique Santé Publique France dans un dossier pédagogique. L'organisme public détaille par ailleurs que la réserve sanitaire est mobilisée dans des proportions variables à une vingtaine de reprises chaque année, sur différents types de missions.

Ces dernières années, des réservistes militaires ont par exemple été déployés après l'attentat de Nice, avec un envoi de renforts de secrétaires médicaux, psychiatres et psychologues pendant plusieurs mois dans la ville frappée le 14 juillet 2016. Elle a aussi été mobilisée outre-mer, pendant l'épidémie du virus Zika dans les départements français d'Amérique. Il s'agit de missions bénévoles, défrayées par Santé Publique France.

13.000 nouvelles inscriptions

Selon Les Echos, 13.000 nouvelles inscriptions ont été recensées depuis la fin du mois de décembre, portant à 34.000 le nombre de candidats. Les profils de ces soignants sont divers, détaille le quotidien spécialisé en économie: ils sont à 62% infirmiers, aide-soignants et psychologues, à 28% médecins, sages-femmes, psychiatres et pharmaciens. 10% ne sont pas des soignants mais sont secrétaires médicaux ou ambulanciers, directeurs d'hôpital… 11% sont retraités, 4% étudiants, poursuit Les Echos.

"Depuis quelques semaines, nous privilégions les personnes sans activité afin de ne pas solliciter les soignants déjà mobilisés dans les hôpitaux", indique Santé Publique France à nos confrères.