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Bronchiolite: l'agence européenne du médicament approuve un nouveau traitement préventif

BFM V.G. avec AFP
Un nourrisson en train de recevoir le traitement Beyfortus contre la bronchiolite, en octobre 2022. (Photo d'illustration)

Un nourrisson en train de recevoir le traitement Beyfortus contre la bronchiolite, en octobre 2022. (Photo d'illustration) - BFMTV

L'Enflonsia, du laboratoire américain MSD, rivalisera avec le Beyfortus, un anticorps de synthèse injectable commercialisé par Sanofi dans l'immunisation des nourrissons contre la bronchiolite.

L'agence européenne du médicament (EMA) a recommandé ce vendredi 19 septembre la mise sur le marché d'un traitement contre le virus responsable de la bronchiolite, développé par le laboratoire américain MSD.

"Le comité a recommandé l'octroi d'une autorisation de mise sur le marché pour Enflonsia (clesrovimab)", a indiqué le régulateur européen dans un communiqué.

Il s'agit d'un traitement indiqué dans la prévention du virus respiratoire syncytial (VRS), "chez les nouveau-nés et les nourrissons", a précisé l'agence.

L'Enflonsia rivalisera avec le Beyfortus (nirsevimab), un anticorps de synthèse injectable commercialisé par Sanofi dans l'immunisation des nourrissons contre la bronchiolite, dont la campagne de vaccination a débuté en début de mois en France.

Un traitement approuvé aux États-Unis en juin dernier

Enflonsia est un anticorps monoclonal préventif à action prolongée "conçu pour offrir une protection directe, rapide et durable pendant 5 mois, soit une saison RSV typique", indique le site du laboratoire pharmaceutique américain MSD (Merck Sharp & Dohme).

Le traitement a été approuvé aux États-Unis et aux Émirats arabes unis en juin 2025.

Le VRS est un virus commun et saisonnier, causant des infections des voies respiratoires inférieures. Ses symptômes sont similaires à ceux d'un rhume, "mais peuvent également affecter les poumons", explique l'EMA.

Presque tous les enfants contractent une infection à VRS avant l'âge de deux ans, a précisé l'agence. "Si la plupart guérissent rapidement, chez certains enfants, le VRS peut provoquer une maladie grave pouvant entraîner une hospitalisation, voire le décès", indique le communiqué.

Une décision finale de la Commission européenne est attendue d'ici à la fin de l'année, a indiqué MSD sur son site.