BFM
Partenaire

Facturation électronique : ce qui attend les entreprises dès 2026 avec Ecomsoft

BFM En partenariat avec Media-Start
Facturation électronique

Facturation électronique - Ecomsoft

La réforme de la facturation électronique arrive. Ecomsoft décrypte les obligations légales à venir et les enjeux techniques pour toutes les entreprises françaises.

« La facturation électronique va impacter toutes les entreprises dès 2026 »

À partir de septembre 2026, la facturation électronique deviendra progressivement obligatoire pour toutes les entreprises françaises. Un changement de grande ampleur, souvent mal anticipé, que l’éditeur de logiciels Ecomsoft, expert dans le développement d’applications de gestion sur mesure, basé à Limoges ainsi qu’à Paris, s’efforce d’éclaircir. Dans cet entretien, l’un de ses experts décrypte les étapes à venir, les risques de retard et les clés pour se préparer sereinement.

Pourquoi ce sujet est-il si important, et pourtant encore si peu connu ?

Parce que la réforme concerne absolument toutes les entreprises, quel que soit leur secteur ou leur taille. Aujourd’hui encore, beaucoup ignorent que le format PDF ou papier ne sera plus accepté dans les échanges interentreprises (B2B). Dès septembre 2026, seules les grandes entreprises seront concernées. Mais dès 2027, les TPE, PME et indépendants devront aussi s’y conformer, avec des outils adaptés pour recevoir et émettre leurs factures.

Concrètement, comment va s’organiser cette nouvelle obligation ?

Il faudra obligatoirement passer par des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) agréées par l’État. Ces PDP recevront les factures électroniques des fournisseurs et les transmettront aux clients via un circuit automatisé. Cela implique que le système de gestion de chaque entreprise (ERP, facturier, logiciel comptable) soit capable de se connecter à ces plateformes, de façon sécurisée et fluide.

Ce changement concerne uniquement les entreprises qui travaillent en B2B ?

Non, les entreprises en B2C seront également concernées, mais d’une autre manière. Elles n’auront pas à envoyer des factures électroniques à leurs clients particuliers, mais devront effectuer un e-reporting régulier à destination de l’administration fiscale. Tous les 10 jours ou tous les mois, elles devront transmettre un récapitulatif de leurs ventes. Et là encore, cela se fera via une PDP.

Cette réforme semble très technique. Quelles sont les premières étapes à envisager ?

Tout d’abord, faire un état des lieux de son système actuel. Est-il compatible avec les PDP ? Permet-il d’intégrer automatiquement des factures entrantes ? Peut-il générer des factures structurées et interopérables ? Ensuite, il faut se rapprocher de son éditeur de logiciels ou envisager un accompagnement pour anticiper les adaptations nécessaires. Le changement ne sera pas instantané : des mois de préparation sont nécessaires, ne serait-ce que pour choisir la bonne plateforme, former les équipes et tester les flux.

Quels sont les profils les plus à risque dans cette transition ?

Les plus petites structures, souvent en B2C, pensent à tort être épargnées. Or, un commerçant ou un artisan devra quand même assurer un e-reporting. Autre piège : les entreprises qui déclarent leur TVA sur encaissement. Elles devront aussi signaler à l’administration chaque fois qu’un paiement client est reçu. Ce sont des ajustements techniques et administratifs lourds si l’on n’est pas bien outillé.

L’administration promet une simplification. Est-ce vraiment le cas ?

C’est à nuancer. Les arguments officiels mettent en avant la pré-remplissage des déclarations, la réduction des coûts et l’accélération des paiements. Dans les faits, les obligations fiscales actuelles restent en place, et il faudra toujours déclarer sa TVA chaque mois. La véritable motivation, c’est surtout la lutte contre la fraude à la TVA, ce qui est tout à fait légitime. Mais cela n’allège pas réellement le quotidien administratif des entreprises.

Est-ce que les entreprises peuvent se préparer seules ?

Certaines le peuvent, si elles disposent en interne de ressources IT et comptables bien structurées. Mais pour beaucoup, cela nécessite un accompagnement extérieur. Chez Ecomsoft, par exemple, nous constatons que les entreprises ont besoin de conseils personnalisés, de développement de connecteurs entre leurs outils et les plateformes, et de formation. Le plus important, c’est de ne pas attendre 2026 pour s’y intéresser, au risque d’être submergé à la dernière minute.

Mieux vaut prévenir que corriger

La réforme de la facturation électronique est une révolution silencieuse. Elle ne concerne pas que la comptabilité ou la finance, mais l’ensemble des flux de gestion d’une entreprise. Les acteurs les mieux préparés seront ceux qui auront su anticiper dès maintenant, en s’outillant et en s’entourant.

D’ici 2027, aucune entreprise n’échappera à la dématérialisation des factures. Le risque de retard n’est pas seulement fiscal : il peut affecter toute la chaîne de gestion et la relation client. Un article plus complet, rédigé par les experts d’Ecomsoft, est disponible sur leur site.

Et pour aller plus loin ou évaluer vos besoins, les équipes Ecomsoft sont à votre disposition via leur site officiel.

La rédaction de BFMTV n’a pas participé à la réalisation de ce contenu en partenariat avec Media-Start.