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Xavier Bertrand juge des primaires UMP indispensables pour 2012

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a déclaré que tous les candidats de l'UMP à l'élection présidentielle de 2012, y compris Nicolas Sarkozy s'il se représente, devront se soumettre à des primaires. /Photo prise le 21 mars 2010/REUTERS/Charles P

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a déclaré que tous les candidats de l'UMP à l'élection présidentielle de 2012, y compris Nicolas Sarkozy s'il se représente, devront se soumettre à des primaires. /Photo prise le 21 mars 2010/REUTERS/Charles P - -

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PARIS - Tous les candidats de l'UMP à l'élection présidentielle de 2012, y compris Nicolas Sarkozy s'il se représente, devront se soumettre à des...

PARIS (Reuters) - Tous les candidats de l'UMP à l'élection présidentielle de 2012, y compris Nicolas Sarkozy s'il se représente, devront se soumettre à des primaires, a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général du parti.

L'ex-Premier ministre Alain Juppé a indiqué dimanche qu'il envisageait de participer à des primaires, mais uniquement si Nicolas Sarkozy, qualifié de "candidat naturel" par le Premier ministre François Fillon, renonçait à briguer un second mandat.

Xavier Bertrand a expliqué sur Europe 1 que l'objectif des primaires était d'éviter les divisions à droite, une doctrine qui a permis selon lui au chef de l'Etat de l'emporter en 2007.

"Si vous ne rassemblez pas votre famille politique, ce n'est pas la peine de penser pouvoir rassembler les Français", a-t-il dit.

"Il a toujours été dit que pour 2012 le candidat à la présidentielle serait choisi par les militants et quel que soit le statut du candidat, qu'il soit ancien président ou pas, il passera par le vote des militants", a ajouté Xavier Bertrand.

Cette mise au point est susceptible d'embarrasser l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui doit lancer le 19 juin un mouvement "libre et indépendant" et n'exclut pas, lui aussi, de se lancer dans la course à l'Elysée.

Xavier Bertrand l'a sommé la semaine dernière de dire s'il voulait lancer un mouvement associé à l'UMP ou au contraire concurrent.

"Une chose est certaine, c'est que nos militants, nos électeurs veulent de l'union, du rassemblement", avait-il dit sur LCI.

SERRER LES RANGS

Depuis la déroute de la droite aux élections régionales, Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages.

Une partie de la base UMP semble le rendre directement responsable de cet échec et les Français, à en croire deux sondages, vont jusqu'à voir en François Fillon un meilleur candidat pour 2012 que l'actuel chef de l'Etat.

Mais, tout au long du week-end, François Fillon, Xavier Bertrand et même le président du groupe UMP Jean-François Copé, soupçonné d'entretenir l'esprit frondeur des députés, ont appelé le parti majoritaire à serrer les rangs.

Jean-François Copé avait réclamé la semaine dernière un "nouveau pacte majoritaire", tandis que Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelaient à un vote de confiance.

Dans un entretien au Journal du dimanche, François Fillon leur a opposé une fin de non-recevoir.

"On ne change pas une politique engagée depuis trois ans, qui commence à peine à produire ses effets, au risque de rater le train de la croissance qui repart", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu'il n'y avait aucun changement de cap politique, "ni de doute sur le soutien de la majorité" à Nicolas Sarkozy.

Le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, ne doute pas pour sa part de la candidature de Nicolas Sarkozy à sa propre succession en 2012.

"Sous la Ve République, dès lors que l'âge ne joue pas ou la maladie comme (pour) le président Pompidou, les présidents en place se sont toujours représentés. Donc je n'imagine pas à cet instant que Nicolas Sarkozy, qui est dans la force de l'âge, puisse ne pas se représenter", a-t-il déclaré sur Canal +.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse