BFM

Woerth : «Nous n’avons rien à nous reprocher»

Eric Woerth, ministre du Travail, est l'invité de Bourdin Direct ce mardi

Eric Woerth, ministre du Travail, est l'invité de Bourdin Direct ce mardi - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
Invité de Bourdin Direct ce mardi, le ministre du Travail, Eric Woerth est revenu sur l’affaire Bettencourt, défendant son épouse Florence et lui-même.

Invité de Bourdin Direct ce mardi à 8h35, le Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, Eric Woerth, est longuement revenu sur l’affaire Bettencourt, dans laquelle son épouse Florence et lui-même sont cités. Interrogé sur les raisons de la démission prochaine de celle-ci de la société Clymens, chargée entre autres de gérer la fortune de Liliane Bettencourt, le ministre a expliqué : « Elle va partir, parce que la situation est intenable. Elle s’entend mal avec son patron. Il voulait la licencier. Mais c’est son choix. Elle n’a jamais été utile à ce que vous avez dans la tête en posant la question.
Cette société est un holding ; il y a un flux de dividendes qui arrive chaque année et Florence les gère en toute transparence et légalité. Le reste, elle n’en a jamais eu connaissance. Elle n’a rien à se reprocher et moi non plus, évidemment.
Je me suis suffisamment battu contre la fraude fiscale pour ne pas être soupçonné de quoi que ce soit. Cette affaire est un procès entre une mère et une fille qui prend une ampleur considérable. »

« Ma femme va aussi porter plainte contre Eva Joly »

Eric Woerth a par ailleurs annoncé que son épouse, qui a déjà porté plainte contre Arnaud Montebourg, « le fera aussi contre Eva Joly, parce que leurs propos sont inacceptables, ce sont des professionnels de la calomnie », a-t-il lancé. L’ancien juge d'instruction qui, comme le député socialiste de Saône-et-Loire, a réclamé la démission du ministre du Travail, dénonçant une « contradiction d'intérêts incroyables, par rapport à sa prétendue lutte contre les paradis fiscaux ».

« Des chèques à la vie politique »

Enfin, dans un enregistrement pirate, on entend le conseiller fiscal de Lilliane Bettencourt dire qu'il faut faire des chèques à Nicolas Sarkozy, Eric Woerth et Valérie Pécresse, à l’époque candidate UMP aux Régionales en Ile de France. « Ce sont des chèques à la vie politique, à des partis, explique aujourd’hui le ministre du Travail. Les gens ont le droit de verser des aides aux partis politiques ; le plafond est de 7500 euros, déclarés et contrôlés par la commission des campagnes. »

Ecoutez le podcast intégral de l’interview d’Eric Woerth, ici et laissez vos réactions dans le forumci-dessous.