Vote des étrangers: «Y arriver sans se précipiter», dit Valls

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« J'ai suffisamment défendu le droit de vote des résidents étrangers à la tribune de l'Assemblée pour dire qu'il faut y arriver, [mais] il ne faut pas se précipiter, il faut convaincre si on veut réussir et tenir cet engagement [de François Hollande] » a dit Manuel Valls à la presse, en marge des journées parlementaires socialistes à Dijon.
« Il faut une majorité des trois cinquièmes au Parlement, et pour cela il faut convaincre des centristes, des élus de droite », a expliqué le ministre.
« Ce qu'il faut, c'est aller au-delà de nos rangs. Les socialistes peuvent faire des appels mais ils sont déjà convaincus, a-t-il lancé en référence à l'appel de 75 parlementaires socialistes en faveur de cette mesure. Le plus important c'est de convaincre les autres et l'opinion, pas nous-mêmes ».
« C'est un engagement du président de la République et pour le tenir, il faut obtenir une majorité qualifiée au Parlement et pour cela prendre du temps et convaincre dans les semaines et les mois à venir », a-t-il répété.
« Cet engagement doit être tenu »
« Je ne me suis pas exprimé publiquement sur ce sujet-là et je me situe évidemment dans la droite ligne de ce qu'a dit le président de la République pendant la campagne et de ce qu'a encore eu l'occasion de dire le Premier ministre il y a 24 heures: cet engagement doit être tenu », a ajouté Manuel Valls.
Cité par Le Monde du 18 septembre, le patron de la Place Beauvau avait déclaré que le droit de vote des étrangers n'était pas « une revendication forte dans la société française ».
Jeudi, Manuel Valls s'est de nouveau déclaré convaincu que « le pacte républicain, l'intégration, comment on vit ensemble dans la société sont des priorités et que la naturalisation est un levier [et que] tout cela est tout à fait prioritaire ».
Interrogé sur les commentaires favorables à son égard de la part de personnalités de droite, le ministre de l'Intérieur a estimé que « la droite est dans un jeu (...). Elle va donner des bons points à certains pour en donner des mauvais à d'autres, mais ce que je vois dans certains commentaires de droite c'est une gêne sur le plan de la sécurité, elle se dit que la gauche sur ce sujet-là aussi va peut-être réussir ».












