Valls déplore des fautes et des erreurs dans l'affaire Merah

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déploré vendredi lors d'un déplacement à Lyon les "erreurs" et les "fautes" commises dans l'affaire Merah, jugeant que le travail des services de renseignement devait être amélioré. /Photo prise le 14 septembre 20 - -
LYON (Reuters) - Manuel Valls a déploré vendredi les "erreurs" et les "fautes" commises dans l'affaire Merah, jugeant que le travail des services de renseignement devait être amélioré.
Le ministre français de l'Intérieur a confirmé que Mohamed Merah, qui a tué sept personnes en mars dernier à Toulouse et à Montauban, "n'était pas un loup solitaire", contrairement aux propos de responsables policiers sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
"Il y a eu échec, mais la justice est saisie, une enquête approfondie est menée par l'IGPN", la police des polices, a dit le ministre lors d'un déplacement à Lyon. "Mais la question est: pourquoi n'a-t-il pas été sous surveillance après son retour?", a-t-il ajouté.
Des documents déclassifiés par Manuel Valls ont montré que les services de renseignements n'ignoraient rien des voyages de Mohamed Merah en Afghanistan et au Pakistan et qu'il était alors considéré comme une "menace directe".
Un rapport détaillait notamment sa proximité avec son frère Abdelkader, mis en examen pour complicité dans l'affaire de Toulouse, ainsi qu'avec des islamistes radicaux condamnés en 2009 pour avoir développé une filière de candidats au djihad.
Entendu à Toulouse par un agent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le jeune homme, qui avait sillonné une demi-douzaine de pays, avait expliqué avoir fait du tourisme.
"Aujourd'hui, nous devons faire preuve d'une grande vigilance. Il y a des inquiétudes liées au contexte actuel, avec la Syrie, le Sahel, qui alimentent tout cela", a dit Manuel Valls.
"Mais la plus grande inquiétude est ce qui se passe dans nos quartiers: les trafics, la radicalisation, les jeunes Français qui partent s'entraîner à l'étranger. Il y a suffisamment de départs pour qu'on soit attentifs", a-t-il ajouté.
Manuel Valls a estimé qu'il y avait aujourd'hui "un travail de renseignements qui doit être amélioré".
"On suit ce qui se passe dans les lieux de culte, on suit les individus et il faudra procéder à des expulsions. Ce travail est fait. Les expulsions d'imams aux discours radicaux doivent être poursuivies", a-t-il dit.
"Merah, on voit comment il a pu construire quelque chose. Il y a des individus hybrides, reliés à internet, pas des loups solitaires. Merah, ce n'était pas un loup solitaire".
Catherine Lagrange, édité par Gérard Bon












