BFM

Un flic en campagne dans le 93

BFM La rédaction, avec Adrien Borne
-

- - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
Nouveau visage de l'UMP en Ile-de-France, Bruno Beschizza est tête de liste en Seine-Saint-Denis. Une première pour ce policier-syndicaliste, qui ne s'attendait pas à ça...


[Retour au sommaire du dossier Régionales]

C'est un peu la nouvelle mode pour ces régionales. De plus en plus, les partis traditionnels s'ouvrent à la société civile. PS, UMP, Verts, vont recruter loin des courants habituels. On connaissait les sportifs devenus candidats, voici le « flic en campagne ». Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers, se présente pour la première fois à une élection. Pour l'occasion et pour éviter tout amalgame, il a posé des congés avant, sans doute, de se mettre en disponibilité de la police nationale.

« Je m'imaginais prendre des coups, mais pas à ce point-là »

Motivé, Bruno Beschizza ne s'attendait cependant pas à un tel accueil : « on a beau avoir des codes médiatiques, c'est complètement différent, de se lancer en politique. On arrive dans un contexte où, en plus représentant la majorité présidentielle, on a beaucoup plus de vos confrères [ndlr, journalistes] qui se disent "on va se payer le petit jeune", plutôt que "on va l'aider à rentrer en politique". Je m'imaginais prendre des coups, mais je ne pensais pas que le milieu sera a priori aussi dur que cela. Beschizza, avant d'être le policier, c'est l'autre qui vient de l'extérieur. »

Une arme illusoire ?

Difficile baptême du feu donc pour certains. Mais les partis usent et abusent de cette ouverture à la société civile. Question d'image surtout... C'est la nouvelle arme séduction des partis, manière de démontrer que le renouveau en politique, ça existe. Alors, de tous bords on recrute, souvent des candidats sans expérience : des profs, des chercheurs, des syndicalistes, des sportifs, très à la mode, des personnes du monde associatif... Ces candidats, d'univers, de milieu, d'origine, différents donnent l'illusion de listes électorales plus variées, qui collent plus au paysage français. Un phénomène en partie illusoire. Beaucoup d'entre eux étant souvent en inéligible.