Un député LaREM compare la grève à des "faits de terrorisme"

Le député Jean-Pierre Pont pris en photo en juin 2017 - Thomas Samson - AFP
"Ce sont des faits de terrorisme". Interrogé par la radio locale Delta FM sur l'appel au blocage des raffineries et des ports, le député LaREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont a comparé les actions de la grève à des faits de terrorisme.
"Prendre la France en otage c'est tout à fait illégal de toute façon et ce sont des faits de terrorisme", peut-on l'entendre dire sur un enregistrement diffusé lundi. "C'est ça la démocratie?" interroge le député.
On entend le journaliste souligner que "comparer des grévistes à des terroristes c'est quand même assez fort". Mais l'élu ne se démonte pas et confirme sa première déclaration: "Prendre en otage quelqu'un c'est le fait de quoi? De gens démocrates ? De gens qui respectent la République ? Non."
"Ça pourrait se terminer par des morts !"
L'utilisation de l'expression "prise d'otage" dans le cadre des grèves a été vivement critiquée à de nombreuses reprises. Cet été, un rescapé du Bataclan, qui avait participé à la grève des professeurs et à la retenue des copies du baccalauréat, avait attaqué Emmanuel Macron qui avait utilisé cette expression à l'égard des professeurs grévistes.
"En utilisant le terme 'prise d'otages' pour les profs grévistes qui ont retenu notes et copies, non seulement vous associez les fonctionnaires de l'Éducation nationale à des terroristes mais en plus vous insultez les victimes", avait écrit le fonctionnaire de l'Éducation nationale.
Mais Jean-Pierre Pont, qui utilise également le terme de 'prise d'otage', assume complètement cette analogie: "'Prendre en otage' me fait penser aux otages au Liban, aux otages quand il y a eu les affaires à Paris... Ça pourrait se terminer par des morts! Couper l'électricité à une maison de retraite ou à un centre hospitalier, je ne peux pas admettre ça", a déclaré le député, faisant référence aux coupures d'électricité.












