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Un bus incendié par des adolescents à Grigny, près de Paris

UN BUS INCENDIÉ À GRIGNY

UN BUS INCENDIÉ À GRIGNY - -

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PARIS - Un groupe d'adolescents a incendié dans la nuit de mercredi à jeudi un bus de transports en commun à Grigny, dans l'Essonne, apprend-on de...

PARIS (Reuters) - Un groupe d'adolescents a incendié dans la nuit de mercredi à jeudi un autobus à Grigny, dans l'Essonne, apprend-on de source policière.

D'autres incidents ont eu lieu récemment dans d'autres communes de l'Essonne, tandis que trois policiers ont été frappés par une vingtaine de jeunes mercredi à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, selon le syndicat de police Alliance

L'attaque de Grigny, qui est survenue peu après minuit à proximité de la cité de la Grande Borne, n'a fait aucun blessé.

Une vingtaine d'adolescents ont bloqué le bus, fait descendre le chauffeur et les deux passagers avant d'asperger le véhicule d'essence et d'y mettre le feu.

Selon le syndicat Alliance, les jeunes gens ont agi en représailles après l'arrestation d'un trafiquant de drogue dans la cité.

"Nous constatons de plus en plus une banalisation et une professionnalisation des violences urbaines déclenchées par des délinquants dont la stratégie consiste à anticiper ou empêcher les opérations de police", déclare le syndicat de police dans un communiqué.

Mercredi dernier, deux jours après une opération anti-drogue, un bus avait été incendié à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Les conducteurs avaient cessé le travail pendant plusieurs jours pour protester contre l'aggravation de leurs conditions de travail.

Mercredi, à Montreuil, trois policiers ont été agressés alors qu'ils tentaient de contrôler un homme "démuni de casque et effectuant du gymkhana sur la voie publique avec une moto-cross démunie de plaques d'immatriculation", écrit Alliance dans un communiqué.

"Ils décidaient de procéder au contrôle de ce dernier qui se réfugiait dans la cité voisine sur la commune de Rosny-sous-bois. Rapidement, ces policiers étaient pris à partie par une vingtaine de voyous qui les rouaient de coups de pieds et de poings", précise-t-il.

Nicolas Bertin et Gérard Bon, édité par Sophie Louet