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Thème 5 : Les lycéens

BFM La rédaction-Bourdin & Co
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« Ce qui est surtout important pour moi c’est la première année à l’université »

J-J B : Parlons des lycéens, parce que dans la rue, il y en a beaucoup et ils se demandent ce que vous leur réservez…Ils protestent par exemple contre l’orientation active obligatoire, qui est inscrite dans la loi. C’est quoi cette orientation active obligatoire ?
V P : C’est aujourd’hui une expérimentation qui est faite dans 67 universités. Ça part du constat que les lycéens ne sont en réalité pas suffisamment accompagnés dans leur décision d’orientation. En plus, comme les métiers changent, et que le monde évolue, il faut mettre en place un service public d’orientation modernisé et en lien avec les universités. Les métiers changent et les filières évoluent beaucoup, du coup d’une année sur l’autre il y a des tas de changements. Ce qu’on voudrait c’est que les lycéens puissent aller dans les universités, pour les informer très clairement des filières. L’idée c’est qu’il y a un certain nombre de très bons bacheliers qui s’autolimitent, limitent leurs ambitions. Ils sont de niveaux peu favorisés et ils se disent que cinq ans c’est trop long.

J-J B : Vous êtes favorables à la suppression des filières au bac ?
V P : Ça n’est pas du tout ma responsabilité mais ce que je sais sur les bacheliers que j’accueille à l’université, c’est qu’il faut que chaque bachelier ait un socle d’apprentissages fondamentaux solides. Il faut par exemple dire aux bacs littéraires de ne pas abandonner les mathématiques.

J-J B : Parce que si on supprime les filières finalement, ça permet aux étudiants de mieux choisir non ?
V P : Ce qui est surtout important pour moi c’est la première année à l’université. Ce que je sais c’est que dans chaque bac il faut que les fondamentaux soient acquis.

J-J B : Et c’est une sélection déguisée ou pas ? Est-ce que les professeurs d’université vont venir choisir leurs futurs étudiants ?
V P : Non, ils n’en ont absolument pas le droit parce que la loi réaffirme la liberté d’inscription des étudiants dans chaque université. Simplement, le problème c’est d’éclairer les étudiants, qu’ils sachent où ils vont, où ils mettent les pieds, quelles sont ses chances de réussir. Un étudiant particulièrement motivé peut renverser des montagnes, et il faut l’accompagner dans ses études. Il faut des passerelles et de l’accompagnement.