Sophia Chikirou, au cœur de la tourmente des Insoumis

Après Jean-Luc Mélenchon, c'est désormais sa conseillère Sophia Chikirou qui est dans la tourmente. Ancienne directrice de la communication du candidat LFI à la présidentielle, elle en était également la principale prestataire.
C'est cette position particulière qui en a fait un personnage central de l'enquête sur les comptes de campagne de 2017: les enquêteurs la soupçonnent d'avoir surfacturé ses prestations auprès de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne de 2017 via sa société Mediascop. C'est à ce titre qu'elle a été perquisitionnée en début de semaine, avant d'être auditionnée pendant plus de dix heures vendredi par les policiers anticorruption.
Déjà pointée du doigt pour sa gestion du Média
Vendredi, la cellule investigation de Radio France a révélé des montants qui interrogent: parmi eux, 6000 euros pour la "rédaction des scenarii" des clips de campagne diffusés sur France Télévisions – et écrits par Sophia Chikirou. La publication des fichiers audio des discours de Jean-Luc Mélenchon sur sa page Soundcloud était facturée à l'unité - soit 250 en tout: La France insoumise aurait payé 58.000 euros une dizaine de tâches effectuées par les community managers. En tout, l'agence de communication a effectué près de 1,2 million d'euros de prestations, soit 11% du budget total de la campagne.
Outre son rôle au sein de la la campagne présidentielle, la conseillère de Jean-Luc Mélenchon est aussi pointée du doigt pour les problèmes au sein de Le Média, la webtélé proche des Insoumis. Là encore, c'est sa société Mediascop qui facture un grand nombre des prestations à ce média qu'elle a fondé et dirigé, jusqu'à ce qu'une crise interne n'éclate. En cause notamment: la gestion financière de l'ancienne dirigeante, qui a depuis quitté Le Media.
"Il n'y a rien dans le dossier", affirme son avocat
Samedi, l'intéressée a réagi sur Twitter en affirmant que "Radio France ment" et en attaquant le journaliste à l'origine de l'enquête.
Interrogé vendredi sur le rôle de sa cliente pendant la campagne de 2017, l'avocat de Sophia Chikirou a démenti les accusations portées contre elle et Mediascop, dénonçant "une opération politique".
Contacté par BFMTV après la publication de l'enquête de Mediapart, il affirme qu'il n'y a "rien dans le dossier" et dénonce le fait qu'"on tente d'utiliser la vie privée" contre sa cliente.












