BFM

Retraites: avec les négociations en janvier, le gouvernement affiche une volonté de fermeté

BFM Clarisse Martin
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
L'exécutif adresse un message d'inflexibilité aux manifestants, prenant le risque de faire durer le bras de fer entamé le 5 décembre dernier.

C'est désormais sur la table. Le gouvernement a présenté ce lundi son calendrier des prochains temps forts de la réforme des retraites. L'exécutif a décidé de lancer les concertations avec les partenaires sociaux qui jalonneront le mois de janvier le mardi 7 à Matignon. Un rendez-vous donné après les fêtes de fin d'année, alors que le mouvement de grève est entré ce mardi dans son vingtième jour.

L'idée d'un tel calendrier, pour l'éditorialiste politique de BFMTV Christophe Barbier, c'est d'afficher une position de fermeté face aux travailleurs en grève. "Même pas peur. Vous voulez que ça dure? Eh bien ça va durer", lance l'éditorialiste pour résumer en substance la pensée d'Édouard Philippe. Et même si pour cela il faut passer par une guerre d'usure. "Le politique veut dominer le social", analyse également Christophe Barbier.

La CGT, Force ouvrière, Solidaires et la FSU appellent quant à eux à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 9 janvier.

"Une deuxième phase"

Dans les colonnes du Figaro, un conseiller du Premier ministre analyse ces rencontres prochaines comme "une deuxième phase" de la réforme des retraites. "Quant aux blocages, on renvoie désormais vers les entreprises concernées, la SNCF et la RATP", poursuit-il.

La fermeté affichée aura-t-elle raison du mouvement social? C'est ce qu'espère un ministre, dans le même quotidien:

"À un moment, quand les grévistes vont commencer à se dire que le mouvement ne mène à rien, ils vont reprendre le travail. Et c'est assez difficile de faire repartir une grève quand vous avez décroché."

Au cours de la semaine du 6 janvier, Édouard Philippe "proposera (...) une méthode de travail" concernant l'équilibre financier du système de retraites, indique le communiqué de Matignon, cité par l'AFP. Le projet de loi est quant à lui d'ores et déjà attendu en Conseil des ministres le 22 janvier, et doit ensuite arriver au Parlement en février.

Valse des rencontres avec les ministres

Dans l'intermède du 7 au 22 janvier, les ministres au portefeuille concerné par la réforme des retraites recevront les corps intermédiaires, à l'instar d'Agnès Buzyn à la Santé, Laurent Pietraszewski, nouveau secrétaire d'État chargé des Retraites, Olivier Dussopt au secrétariat d'État de l'Action et des Comptes publics, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ou encore la ministre de la Recherche Frédérique Vidal.

Ce mardi, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a pour sa part indiqué sur franceinfo ne pas avoir "reçu d'invitation". Matignon "fait un communiqué de presse, les syndicats écoutent la radio et apprennent de quoi et avec qui on va discuter. Quand vous invitez quelqu'un, vous ne le faites pas par médias interposés", a-t-il taclé.