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Réforme territoriale: quelles capitales pour les nouvelles régions?

BFM J.S - Carte : Jérôme Morin et Pierjean Poirot
L'hôtel de région flambant neuf de Clermont Ferrand devrait être délaissé pour celui de Lyon.

L'hôtel de région flambant neuf de Clermont Ferrand devrait être délaissé pour celui de Lyon. - Thierry Zoccolan - AFP

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Le gouvernement pourrait présenter sa liste des treize nouvelles capitales de région dans les quinze prochains jours. Les élus locaux auront ensuite jusqu'à l'été 2016 pour proposer des modifications.

Après avoir bataillé autour des frontières des treize nouvelles régions de France, les villes s'affrontent désormais pour garder le statut de capitale de région. Des chefs-lieux provisoires devraient être proposés dans les quinze prochains jours en Conseil des ministres, selon des informations d'Europe 1, qui dévoile également les candidats retenus.

Si certaines villes étaient certaines de garder leur statut de capitale, d'autres continuent de lutter pour s'imposer à la tête de la région. L'enjeu est de taille: une question de prestige, d'abord, mais également l'intérêt économique de voir les administrations locales s'installer.

Réponse de Normand pour Caen et Rouen

Toulouse aurait ainsi réussi à s'imposer face à Montpellier dans le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. A l'autre bout de la France, dans la région agrandie du Nord, Lille a été retenu face à Amiens. Bordeaux deviendrait la capitale de la région qui réunit l'Aquitaine, le Poitou-Charentes et le Limousin. Besançon et Clermont-Ferrand n'auraient pas réussi à garder leur statut face, respectivement, à Dijon et Lyon.

Devant le conflit entre Basse et Haute Normandie, le gouvernement préférerait ne dire ni oui, ni non: Caen pourrait être le chef lieu de la région, et Rouen accueillerait le conseil régional. D'autres régions pourraient adopter ce système.

D'autres décisions font plus consensus: Paris, Strasbourg, Orléans, Rennes, Marseille, Nantes et Ajaccio ne devraient pas voir leur statut remis en question. Si cette carte est confirmée par le gouvernement, les élus locaux auront jusqu'au 1er juillet 2016 pour proposer des alternatives. Mais la décision finale reviendra à l'État.